Tout les animaux de la vie et les insectes de tout les jours

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Le croisement d’une jument et d’un zèbre : le zorse !

octobre 27th, 2008

ZORSE

- Origine : hybride issu du croisement d’un zèbre et d’une jument. “Zorse” est la contraction de “zebra” et “horse”. - Robe : bai rayé- Caractéristiques : caractère imprévisible Exceptionnel en Europe, cet animal est plus commun aux Etats-Unis puisque l’on y recense une cinquantaine d’éleveurs. L’association A.D.M.S. qui enregistre les ânes et les mules estime entre 300 et 400 le nombre de zorses présents sur le sol américain et une vingtaine hors des Etats-Unis. Le zorse est stérile ( c’est à dire qu’il ne produira pas de cellules reproductrices). - Discipline : surtout élevés pour le spectacle, ils sont rarement montés, à cause de leur caractère difficile.

Vous trouverez des photos sur : http://www.chevalmag.com//editorial/photos/hipporama0/hippo_zebre.shtml

D’autres hybrides existent : le zony, issu du zèbre et du poney et le zebrass, issu du zèbre et l’ânesse. Tous les zorses sont stériles.

Un deuxième “zorse”, croisement entre zèbre et jument, né dans la Marne

 

CUCHERY (AFP) - Un deuxième “zorse” est né jeudi 21 août 2003 de l’union d’un zèbre avec une jument dans le parc animalier privé d’un agriculteur de Cuchery (Marne), près de Reims, 13 mois après la naissance d’un premier “zorse” issu des mêmes géniteurs. “Deux naissances naturelles, issues de croisement des mêmes parents, est à ma connaissance une première mondiale”, a déclaré à l’AFP Jean-Jacques Lefèvre, le propriétaire du parc. Le bébé “zorse”, prénommé N’soko, pèse environ 25 kilos. Il porte une robe baie claire héritée de sa mère, Victoria, une jument de 7 ans, et les rayures de son père, Zébulon, un zèbre de 5 ans. Il est né 13 mois après son frère Kruger, le premier “zorse” né en France. Après sa naissance, N’soko a été isolé de son père et de son frère, qui auraient pu avoir des réactions agressives à son encontre, et a été placé avec sa mère dans un enclos voisin abritant lamas et chèvres, a précisé M. Lefèvre. Il est visité chaque semaine par plusieurs centaines de personnes et notamment par des scientifiques australiens depuis la naissance du premier “zorse”, en juillet 2002.

 

Le jeune zorse né à Cuchery et sa mère

Le jeune zorse né à Cuchery et son père

 

 

Un cousin du cheval : l’ âne !

octobre 27th, 2008
Nom vernaculaire ounom normalisé ambigu :Le terme « Âne » désigne, en français,plusieurs taxons distincts.
Âne
Sancho Panza sur Grison, son âne.
Sancho Panza sur Grison, son âne.
Taxons concernés
Articles sur l’âne commun

Âne est le nom vernaculaire donné à certaines espèces de mammifèresquadrupèdes de la famille des équidés. Une femelle est dénommée ânesse.

Description

Les ânes ont certains points communs :

  • ils sont plus petits que la plupart des chevaux ;
  • leurs oreilles sont plus longues que celles des autres équidés ;
  • leurs yeux sont plus dirigés vers l’avant que ceux des chevaux domestiques ;
  • leur robe est généralement grise sauf sur le ventre, le museau et le contour des yeux qui sont blancs. Des races domestiques peuvent être à dominante noire, comme l’âne noir du Berry, ou brun, comme l’âne mulassier du Poitou, ou blanc, comme l’âne blanc d’Égypte. Les races grises ont aussi une croix noire qui se dessine sur leur dos, appelée « croix de saint André ». Les espèces sauvages présentent une robe allant du gris au brun-sable, voire brun-rouge chez le kiang ou âne sauvage du Tibet ;
  • le petit de l’âne est l’ânon ;
  • son cri est le braiment (braire comme un âne) et est une sorte de “Hi-Han” assez strident et puissant absolument caractéristique. Le braiment peut être entendu à près de 15 kilomètres ;
  • l’âne peut vivre une quarantaine d’années.


Différentes espèces 

Certaines différences morphologiques, comme la tête, le cou ou les pattes, permettent de distinguer les espèces :

 Âne photographié auMaroc.L’âne domestique a formé des populations redevenues sauvages en Australie et enAmérique : c’est le phénomène du marronnage.Il existe une espèce endémique d’âne albinos dans la petite île d’Asinara située au large de la côte nord-ouest de la Sardaigne.L’avenir d’Equus asinus, notamment, semble bien incertain. En France, la population asinienne comptait environ un million d’individus au début du xxe siècle ; dans les années 1970, il n’y avait plus que vingt mille rescapés. Mais grâce à l’action des associations et d’une poignée d’éleveurs le nombre d’ânes est remonté à trente mille en une vingtaine d’années.

En France

En France, sept races d’ânes sont reconnues officiellement par le Ministère de l’Agriculture et lesHaras Nationaux :

  • le baudet du Poitou qui mesure entre 1,40 et 1,56 m au garrot et pèse de 300 à 410 kg ; sa robeest velue et va du bai brun au noir, les oreilles sont grandes et en éventail
  • le Grand Noir du Berry qui mesure entre 1,35 et 1,45 m au garrot ; sa robe est bai brun à bai brun foncé sans bande cruciale (bande de poils foncés au travers du garrot) ni raie de mulet (bande de poils foncés le long du dos) et sans zébrures ; le ventre est gris-blanc ainsi que le bout du nez et le contour des yeux, les oreilles de grande dimension et bien droites ;
  • l’âne du Cotentin qui mesure entre 1,15 et 1,35 m au garrot ; sa robe est gris cendré, gris bleuté ou tourterelle avec ou sans zébrures sur les membres et raie de mulet ou bande cruciale ; le ventre est gris-blanc, les oreilles sont plus foncées sur les contours et à la base ;
  • l’âne de Normandie qui mesure de 1,10 à 1,25 m au garrot ; sa robe est bai brun avec bande cruciale, le ventre est gris-blanc, les oreilles de bonne dimension bien ouvertes avec l’intérieur plus clair, et l’œil a un contour blanc ;
  • l’âne de Provence qui mesure entre 1,20 et 1,33 m au garrot ; sa robe est à dominante gris tourterelle pouvant varier du gris très clair au gris très foncé nuancé de roux et de marron avec une bande cruciale bien marquée ; le tour des yeux est souvent blanc ainsi que le bout des lèvres et l’encolure est épaisse ;
  • l’âne des Pyrénées (comprenant les deux types gascon et catalan) qui est de grande taille car il peut mesurer jusqu’1,60 m au garrot ; sa robe est noire brillant à bai brun foncé avec le bout du nez, le contour des yeux et le ventre décolorés ; le poil est très ras, les oreilles sont grandes et bien droites ;
  • l’âne Bourbonnais qui mesure de 1,18 à 1,32 au garrot et qui est trapu avec une longue queue ; sa robe est nuancée dans les tons chocolat avec une bande cruciale et le ventre et le bout du nez gris à gris clair.


Reproduction

Le terme de baudet désigne un âne reproducteur, quelle que soit sa race : il ne se limite donc pas au baudet du Poitou.La gestation de l’ânesse dure 12 à 13 mois, parfois un peu plus. (Comparé aux 10 à 12 mois pour la jument).Elle est en chaleurs toutes les 4 semaines durant toute l’année.Les hybrides de l’âne :


Historique de la domestication

La domestication de l’âne remonterait à au moins 5000 ans, date estimée de dépouilles retrouvées dans une tombe égyptienne à Abydos. Les analyses de ces dernières montrent des déformations caractéristiques de leur squelette, secondaire à leur utilisation comme animal porteur et qui n’existent pas sur les ânes sauvages.

Utilisation de l’âne 

 Un paysan de Cappadoceet son âneL’âne domestique a longtemps eu les mêmes fonctions que le cheval mais il était moins coûteux car il se contentait de peu sur le plan alimentaire ; les paysans les plus pauvres le préféraient donc au cheval, d’où son surnom de « cheval du pauvre ». De plus, l’âne peut se déplacer dans des endroits très escarpés, aussi était-il utilisé pour le transport de marchandises lourdes vers les cabanons les plus haut perchés des calanques de Marseille, par exemple.Attelé, monté ou bâté, l’âne a longtemps été utilisé comme moyen de transport. Il est aujourd’hui de plus en plus employé pour assurer le transport des affaires des randonneurs en montagne. Dans lemassif cévenol, cette utilisation touristique trouve son inspiration dans un livre de Robert Louis StevensonVoyage avec un âne dans les Cévennes.Le lait d’ânesse est considéré comme le plus proche de celui de la femme. On peut aussi manger sa viande et en produire du saucisson, notamment en Provence.

Culture associée à l’âne


Symbolisme 

L’âne a toujours eu une place importante dans la vie des peuples méditerranéens. Aujourd’hui encore, il est tout un symbole enProvence et est même sacré en Corse. La sous-espèce d’âne catalan est un symbole de la CatalogneL’âne est réputé têtu.Si on associe l’âne à la bêtise, certainement du fait de son opiniâtreté mais aussi du fait de l’expérience de pensée de l’âne de Buridan, il est en réalité un animal sensible et intelligent… Le plus souvent, les ânes sont même plus dociles que les chevaux car beaucoup moins nerveux. Un âne ne fera pas une chose qu’il n’a pas comprise, il est prudent. C’est pour cela qu’il est sûr en montagne.Le fameux bonnet d’âne qui punissait les cancres autrefois avait pour but de conférer l’intelligence de l’âne au cancre. Avec le temps, sa signification a évolué et l’âne a acquis de ce fait une réputation injustifiée qui est ensuite passée dans le langage courant. Exemples : faire une ânerie (bêtise), tu es un âne (sot). Voir aussi : Idiotisme animalier. La fuite en ÉgypteVittore Carpaccio, 1500Logo du Parti démocrateaméricain.L’âne figure dans plusieurs représentations tirées de la Bible : le devin Balaam est arrêté par un ange alors qu’il voyage à dos d’ânesse pour se rendre auprès de Balaq (Livre des Nombres, 22-24). C’est ainsi que le représente Rembrandt dans un tableau de 1630 conservé au musée Cognacq-Jay. L’âne apparaît aux côtés du bœuf dans les scènes de la Nativité inspirées de l’Évangile selon Luc, dont s’inspirent les crèches de Noël modernes; il est présent dans les représentations de la fuite en Égypte (Évangile selon Matthieu) et dans celles de l’entrée du Christ à Jérusalem (qui figure dans les quatre évangiles).L’âne est également le symbole (non officiel) du Parti démocrate desÉtats-Unis.

Ânes dans l’histoire, l’art et la littérature 

 Le père Frédé et son âne Lolo, alias Boronali, devant leLapin Agile.

Historiques
  • L’ânesse de Jésus de Nazareth à l’entrée dans Jérusalem : « Modeste, il monte une ânesse, et un ânon, petit d’une bête de somme. » Mathieu 21 / 1 - 9.
Dans l’art
Dans la littérature
  • L’Âne est un long poème de Victor Hugo


Notes et références

 

  1.  Rossel S, Marshall F, Peter J, Pilgram T, Adams MD, O’Connor D, Domestication of the donkey: Timing, processes, and indicators,PNAS, 2008;105:3715-3720
  2.  Sens et origine de la fête des Rameaux
  3.  

Un autre animal connu : Le cheval !

octobre 27th, 2008

L’ÉTALON, LA JUMENT ET LE POULAIN !!

Comment lire une taxoboxCheval
Cheval gris pommelé (Equus caballus)
Cheval gris pommelé (Equus caballus)
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infraclasse Eutheria
Ordre Perissodactyla
Famille Equidae
Genre Equus

Le cheval (Equus caballus) est un grand mammifère domestique ongulé de la famille des équidés.Domestiqué dès l’Antiquité, il est utilisé aujourd’hui dans l’agriculture, pour letransport, les loisirs comme l’équitation, les compétitions sportives, et comme source de nourriture (hippophagie). Jadis, le cheval a servi comme animal de guerre et de transport, permettant ainsi l’essor du commerce et la naissance de civilisations sur de grandes étendues1 Considéré comme « la plus noble conquête de l’homme », le cheval, de tous les animaux, est celui qui, selon certains auteurs, a sans doute le plus marqué l’histoire et les progrès de l’humanité.

Classification, dénomination et histoires de l’espèce


Étymologie

 Cheval à robe pieCheval à robe pieLe terme cheval dérive du latin caballus et désigne un « mauvais cheval », puis un hongre et, populairement « cheval de travail ». L’étymologie est incertaine mais une influence du gaulois est possible. Les principaux dérivés du mot cheval  sont chevalierchevalièrechevalerie,chevaleresquechevalinchevaucherchevaletcavalecavalercavaliercavalerie etcavalcade. Le terme au singulier se prononce /S@val/ et le pluriel chevaux se prononce/S@vo/.D’autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien (ἵππος, [híppos], de la racine indo-européenne *ékwos), d’où l’adjectif hippique ou le terme hippodrome. Cette racine grecque se retrouve aussi dans Philippe (« qui aime les chevaux »), Hippolyte (« qui délie les chevaux »), hippocampe (« cheval cambré »), hippopotame (« cheval du fleuve »). Une boucherie chevaline est également appelée boucherie hippophagique. Le latin equus est lui aussi issu de cette racine indo-européenne et est à l’origine des termes comme équidéséquitation et les adjectifs équestre et équine. L’ordre équestre était une classe sociale de la Rome antique descendant des combattants à cheval (les plus riches) des premiers siècles de Rome.L’ancien français nomme la jument cavale.

Histoire évolutive 

L’histoire récente des équidés est mal connue. Nous ne savons pas en particulier quand a eu lieu la spéciation entre les ânes, les chevaux sauvages (Equus ferrus), les zèbres et le cheval domestique (Equus caballus). Nous ne savons pas si l’espèce cheval domestique résulte d’une sélection opérée par l’homme ou si elle est le fruit de la sélection naturelle. L’espèce ne semble exister telle quelle que depuis quelques milliers d’années, ce qui plaide en faveur de la première hypothèse.

Les races

Les racines équines sont nombreuses et variées. Cette grande diversité a pour origine la sélection et les croisements opérés par l’homme sur le cheval domestique, mais aussi la grande capacité d’adaptation de cet équidé face à son environnement.Contrairement à d’autres animaux pour lesquels l’entraînement et/ou l’expérience donnent un atout à la survie (comme l’homme), les atouts du cheval dépendent surtout de son capital génétique morphologique. Aussi l’homme a depuis longtemps pratiqué unélevage sélectif en ce sens, bien avant de connaître les lois de l’hérédité. Il semble que les premiers hommes ayant réalisé des listes d’ancêtres soient les arabes. De nos jours, les données généalogiques sont inscrites sur des Herd-books. Ces informations sont reprises par de vastes bases de données spécialisées comme Genequs qui comptait en 2007 plus de 210.000 chevaux toutes races confondues et qui remonte pour les plus anciennes inscriptions à 1764. Le SIRE est la base de données du Ministère de l’Agriculture et des Haras nationaux français.La tendance actuelle est à la baisse de la diversité. Les activités humaines liées à l’usage du cheval se réduisant au sport et au tourisme, toutes les races n’étant pas spécialisées dans ces types d’activité sont menacées. C’est le cas notamment de toutes les races de chevaux de trait.

Le marronnage

Si certaines races de chevaux sont complètement inféodées à l’homme, par exemple en ne pouvant plus mettre bas seules, d’autres en revanche peuvent retourner à l’état sauvage et former des troupeaux. C’est le cas des mustangs aux États-Unis ou enAustralie. En Australie, ils sont considérés comme invasifs et provoquent des dégâts importants sur la flore et les sols4. Seul le cheval de Przewalski est resté totalement sauvage5.

Noms désignant les représentants de l’espèce

Cheval est un terme générique qui désigne en premier lieu l’espèce domestique de Equus caballus, ce qui inclut les races devenues harets comme les mustangs. Les véritables chevaux sauvages, qui ne peuvent pas être domestiqués, appartiennent à plusieurs autres espèces.

Termes généraux

Caractéristique Dénomination
terme générique d’usage courant cheval
adulte femelle reproductrice poulinière
adulte femelle non reproductrice jument
adulte mâle reproducteur étalon
adulte mâle non castré et non reproducteur entier
mâle castré hongre
jeune (terme générique) poulain
jeune femelle pouliche
jeune mâle poulain
poulain né l’année d’avant yearling
poulain né dans l’année en cours foal
cheval de petite taille67 poney


Termes spécifiques

 Caractère sigillaireCaractère sigillaireDe nombreux termes familiers, péjoratifs ou anciens désignent aussi le cheval. Parmi les termes péjoratifs figurent notamment « bidet », « bourrin », « canasson », « carne », « rosse » et « haridelle ». Le mot « canasson » est souvent également utilisé sans connotation négative pour désigner un cheval sans particularités. Dans les termes anciens se trouvent le mot « palefroi », qui désigne une monture pour un messager, et enfin le mot « destrier » qui nomme une monture de guerre.Chez les Amérindiens, le cheval est parfois désigné sous le terme de « grand chien ».En caractère sigillaire, la partie supérieure montre un œil et la crinière du cheval et la partie inférieure, ses pattes et sa queue.

Hippologie

Du grec ιππος (cheval) et λόγος (discours), l’hippologie étudie le cheval dans sa globalité. Cette étude comprend l’organisation et l’anatomie du cheval ainsi que son comportement et son entretien. 

Description

Un cheval de selle adulte pèse en moyenne 500 kg, les plus lourds des chevaux de trait peuvent atteindre 1 200 kg. Un cheval vit en moyenne 20 à 30 ans. Les poneys et les chevaux dits « lourds » vivent en moyenne plus longtemps que d’autres races. L’espérance de vie d’un cheval domestique est allongée grâce aux soins prodigués par l’homme, certains chevaux pouvant atteindre les quarante ans.

Morphologie

Le cheval est un animal quadrupède. Ses membres locomoteurs sont appelés membres et non pattes. Par convention, le cheval se compose de trois parties externes principales :

  • l’avant-main qui comprend la tête, l’encolure et les membres antérieurs ;
  • l’arrière-main composé de la croupe, les hanches, les membres postérieurs et la queue ;
  • le corps qui est la partie centrale.

Le cheval porte une crinière et une queue dont les poils sont appelés crins. Le cheval dispose de 469 muscles qui représentent environ la moitié de son poids.

Robes

La couleur des poils et des crins du cheval constitue sa robeLes chevaux de race Camargue sont le plus souvent de robe blanche (ou grise)Les chevaux de race Camargue sont le plus souvent de robe blanche (ou grise)La robe d’un cheval représente la couleur de celui-ci. Les robes sont très variées et sont un moyen d’identification. Aussi font-elles l’objet d’une classification réglementée et d’un vocabulaire précis. Le nom des robes est basé sur la couleur des poils et des crins. Les épissont des zones de directions irrégulières des poils. Leur nombre et leur localisation sont relevés dans le signalement des chevaux afin de permettre leur identification.

Marques

Les chevaux qui possèdent des taches, sur les membres ou sur la tête, dont la taille et la forme, sont des facteurs d’identification. Des termes précis existent pour décrire ces taches appelées aussi marques blanches.La balzane est une tache de poils blancs sur les jambes. Suivant leur taille et forme, elle porte un nom différent. L’en-tête est une tache de poils blancs sur la tête du cheval. Leur forme et étendue leur donne une dénomination. Le ladre est une dépigmentation des naseaux et de la bouche de l’équidé. La liste est une trace verticale parcourant le chanfrein.

Comportements

 Troupeau de mustangs au galopTroupeau de mustangs au galopLe cheval est un animal grégaire qui vit en harde d’une petite dizaine d’individus composée:

  • d’un étalon protecteur ;
  • d’environ trois à quatre juments — dont souvent la plus âgée est à la fois dominante et leader (mais pas obligatoirement) ;
  • et de leurs petits sur deux ou trois années.


Reproduction

 Une jument et son poulainUne jument et son poulainLorsqu’ils sont en liberté, les mâles dominants vivent avec un harem, relégant les autres mâles à l’état de spectateur. Les batailles entre mâles pour la domination du troupeau peuvent être violentes, mais sont très rarement mortelles.En captivité, la fécondation se fait de plus en plus souvent par fécondation artificielle en sperme congelé. Cette technique permet aux éleveurs de disposer facilement d’un large choix de géniteurs mâles pour leurs poulinières. Dans la nature, les poulains naissent en général au printemps. Pour des raisons économiques, les éleveurs recherchent une naissance plus précoce au début de l’année et parviennent à déclencher des chaleurs en jouant par exemple sur l’intensité de l’éclairage. La durée de la gestation est en moyenne de onze mois (310 à 360 jours) et la jument ne donne naissance qu’à un seul poulain à la fois sauf exception. Ce processus est appelé le poulinage et il est dit que la jument pouline. À la naissance, le poulain pèse environ une quarantaine de kilogrammes et son poids double au cours du premier mois. Le poulain sait marcher moins d’une heure après la naissance et dispose de la vision dès la naissance. Le poulain devient adulte entre deux et cinq ans suivant la race à laquelle il appartient. Certaines sont plus précoces que d’autres.

Variations génétiques

 Taille comparée entre poney Shetland et cheval de selleTaille comparée entre poneyShetland et cheval de selleParmi les nombreux classements possibles, les chevaux peuvent être regroupés en fonction de leur race, par rapport à leur utilisation, à leur taille et à leur robe (seulement pour certaines races comme le frison).Le critère principal de distinction entre les races de chevaux et de poneys s’effectue selon la taille de l’animal. Sont considérés comme cheval les individus d’une taille strictement supérieure à 1,48 m au garrot. À l’inverse, sont considérés comme poney les individus d’une taille inférieure ou égale à 1,48 m au garrot. Cette classification est celle adoptée par laFédération équestre internationale pour permettre une répartition des animaux dans les compétitions.Cependant, en plus de ce critère nécessaire aux compétitions, une race équine peut être classée comme étant une race de chevaux ou de poneys. Le critère à l’origine de cette typologie est la conformation extérieure de la race. Un individu d’une race donnée ne changera pas de catégorie à cause de sa taille. Exemple : un individu pur-sang arabereste toujours un cheval même si sa taille est inférieure à 1,48 m. Il en est de même pour le Camargue, race de cheval relativement petit, ou encore le Falabella qui est considéré comme un cheval malgré sa taille autour de 70 cm car il possède toutes les caractéristiques extérieures d’un cheval.

Hybrides

 Un muletUn muletLe cheval peut s’hybrider avec d’autres équidés. Le produit d’un étalon et d’une ânesse est un« bardot », celui d’un âne et d’une jument est un « mulet » ou une « mule », celui d’une jument et d’un zèbre est dénommé « zébrule » ou « zorse ».

Génétique

Le cheval domestique possède 32 paires de chromosomes (contre 33 paires pour le Cheval de Przewalski). La séquence complète d’un génome de cheval a été établie en 2007, quatre ans après celle de l’être humain.

Anatomie

L’anatomie du cheval a été étudiée tôt par l’homme car ce dernier a cherché à comprendre son fonctionnement pour mieux l’utiliser. Un des premiers ouvrages sur l’anatomie du cheval est celui de Carlo Ruini en 1598.

Le cheval et l’homme


Historique de l’utilisation du cheval

 Mosaïque romaine d'une course de char, Sicile, IIIe/IVe siècleMosaïque romaine d’une course de char, Sicile, IIIe/IVe siècle

Antiquité

En Europe, les GrecsRomains et Byzantins utilisaient le cheval pour la guerre, les communications, le transport mais aussi les courses de chars. De leur côté, les Celtesvénéraient Épona, déesse des chevaux, dont le culte nous a été transmis du fait de son adoption par les troupes équestres romaines.Au Moyen-Orient, certaines tribus Perses semblent avoir créer les pur-sang arabes, chevaux du désert, robustes et élégants, ils inventèrent aussi le polo. Lorsque les Hyksôs envahissent l’Égypte au xviie siècle av. J.-C., les Égyptiens n’utilisaient les chevaux que pour des tâches civiles. La cavalerie, qui fera la puissance des pharaons du Nouvel empire, était alors du côté de l’ennemi et sera un facteur déterminant dans la défaite égyptienne.En Afrique, la cavalerie numide fut une unité importante des armées carthaginoises lors des guerres puniques tandis que lacavalerie romaine était réputée médiocre.En Asie, le plus ancien char hippomobile à nous être parvenu intact provient de la tombe de l’empereur chinois Wu Ding, mort en 1118 av. J.-C. Le cheval était peu utilisé comme animal de trait dans l’agriculture mais les Chinois seraient à l’origine du collier d’épaule. Ils utilisèrent l’étrier au vie siècle av. J.-C., la cavalerie formant le gros des troupes chinoises. Le cheval (馬) sert de moyen de transport et de communication (coursier). Quand le jeu de polo perse arriva à la cour de l’empereur, tout le monde s’en éprit. Les Chinois ne faisant pas d’élevage permanent des chevaux, ces derniers restaient un produit de luxe importé du Moyen-Orient.Au Japon, le cheval servait d’animal de combat, de coursier et de transport de marchandises, mais dans ce dernier cas il était guidé par des hommes à pied, ce qui limitait son potentiel. Des peuples d’Asie ont développé une unité militaire originale qui est l’archer à cheval.

Moyen Âge

 Joute bavaroise du XVe siècleJoute bavaroise du XVe siècleTapisserie de Bayeux XIe siècleTapisserie de Bayeux XIe siècleEn Europe, la chevalerie se développa. Indépendamment de la race, le palefroi désignait un cheval de parade au Moyen Âge, le destrier un cheval de guerre et la haquenée était un cheval de monte féminine.Richard Cœur de Lion importa les premiers Pur-sang arabes. Le cheval n’était pas consommé pour sa viande car l’Église l’interdisait.Le cheval était un animal à part car il servait de monture aux aristocrates et parce qu’il était très coûteux (35 livres tournois en moyenne en France au milieu du xive siècle). Le cheval exigeait également une nourriture abondante et de qualité comme l’avoine ou le foin.À partir du xiie siècle, son usage s’est répandu pour tirer la charrue en France septentrionale. Grâce au collier d’épaule, il offrait au paysan une puissance et une rapidité supérieures à celle du bœuf.Au Moyen-Orient, les chevaux ont porté l’Islam jusqu’aux portes de l’Orient.En Asie, la cavalerie était la principale force des armées mongoles et tatares.Autre exemple, La Tapisserie de Bayeux (photo ci-contre), est une admirable broderie qui présente notamment 202 chevaux, et nous renseigne sur cette période où les chevaux étaient encore principalement utilisés pour se battre.Le cheval était un animal indispensable du Moyen-Âge, tant utilisé pour la guerre, que pour l’agriculture.

Conquête du Nouveau Monde et post-Renaissance

En Amérique, les premiers colons espagnols réintroduisirent le cheval, arabe et andalou, dans les deux continents américains. L’espèce y avait alors disparu depuis plus de huit millénaires. En 1519, Les conquistadores de Hernán Cortés, amènent avec eux onze chevaux et six juments, dont deux avaient une robe pie et cinq autres une robe tachetée. Ils étaient les premiers ancêtres des mustangs, ces chevaux retournés à l’état sauvage et qui ont une robe tachetée pour la plupart. Le fait que les Amérindiensn’aient jamais vu ces bêtes aida les conquistadores à se faire passer pour des divinités et à remporter ainsi de nombreuses batailles. Cortez aurait déclaré : « Nous devons notre victoire à Dieu et à nos chevaux ».Le cheval se répandit alors rapidement sur ces terres, principalement en Amérique du Nord. À la période de la conquête de l’Ouest, plusieurs centaines de milliers de chevaux sauvages sont répartis à travers le continent. Au xviiie siècle, les Amérindiens élevèrent de grandes hardes de chevaux dont le nombre total dépassa les cent cinquante mille individus. À partir de ces mustangs dressés émergèrent les palominos. Les Indiens Nez-Percés opérèrent également des sélections à partir des mustangs pour obtenir l’appaloosa.En Europe, les Anglais croisèrent des chevaux pur-sang arabes et barbes avec des espèces indigènes pour créer les pur-sang anglais, race de cheval de course.

Époque napoléonienne

 Napoléon avec ses générauxNapoléon avec ses générauxLes chevaux ont eu un rôle indispensable dans les conquêtes napoléoniennes. Les pur-sang arabes étaient les chevaux de choix pour la cavalerie des troupes. Par le biais des campagnes de l’empereur, ce type de cheval s’est retrouvé en Europe centrale et en Russie. Un étalon, capturé près de Leipzig, par exemple, a donné naissance, grâce à différents apports de sang, à la race hongroise Nonius (Haras de Mezöhegyes).Entre 1800 et 1815, Napoléon, cavalier au style peu académique mais résistant et intuitif, possédait 1 730 chevaux réservés à sa monte personnelle. Le Vizir, petit arabe gris d’1,35 m, son plus célèbre cheval, a été empaillé et se trouve exposé en 2006 au Musée de l’armée des Invalides.

Activités liées au cheval

L’élevage de chevaux emploie environ 47 000 professionnels en France dont 11 000 élèvent des chevaux de trait qui n’ont souvent que deux ou trois juments.

Métiers du cheval

Plusieurs métiers sont spécialisés dans l’activité des chevaux. Les cavaliers professionnels dans les haras, les Maréchaux ferrants ou les accompagnateurs de tourisme équestre qui organisent les randonnées. Certains métiers sont spécialisés dans les soins apportés aux chevaux. La valeur économique ou affective de ces animaux expliquent la diversité des soins et les coûts que certains propriétaires peuvent donner à leur cheval.Il faut ajouter également les métiers annexes comme la confection et la vente d’outils et d’instruments spécialisés comme les selliers et la filière de la boucherie.

Médecine équine

 Un vétérinaire prenant une Radiographie d'un antérieurUn vétérinaire prenant uneRadiographie d’un antérieurEn 2004, 262 vétérinaires sont spécialistes équins en France. Il existe également une recherche dans le domaine de la génétique équine.D’autres professions concourent aux soins médicaux. Les dentistes équins ont pour activité principale le limage des dents car celles du cheval poussent tout au long de sa vie. Lesostéopathes équins pratiquent une thérapie manuelle en appliquant les mêmes principes que l’ostéopathie pour l’homme. Les maréchaux-ferrants orthopédistes soignent certaines pathologies du pied en mettant des ferrures orthopédiques. Les palefreniers-soigneurss’occupent des soins légers.Il existe plusieurs techniques de relaxation telles que l’aromathérapie et la massothérapie. L’aromathérapie consiste à traiter un cheval à base d’huiles essentielles. L’aromathérapie est la base de la massothérapie. Dans cette dernière, on utilise souvent les huiles essentielles pour effectuer les massages.Dans le soin des blessures des jambes, l’hydrothérapie peut être utilisée, soit par massage par jet d’eau ou en faisant nager le cheval.

Dressage et éthologie

 Cheval de dressage sur une repriseCheval de dressage sur une repriseAprès bien d’autres théories (mécanique, psychologie animale, …), les techniques de dressage des chevaux se basent sur l’éthologie. Ainsi des dresseurs de chevaux s’en réclament et font des présentations de leur méthode, donnent des cours de « méthode éthologique » de dressage et aident à reprendre en main des chevaux qui présentent des difficultés dans leur relation à l’homme et notamment des risques. Ces dresseurs peuvent être qualifiés de « chuchoteurs », traduction littérale de leur appellation anglaise de « Horse whisperers » issus du milieu « western » américain.Les pionniers sont pour ne citer qu’eux : Ray Hunt, Monty Roberts et Tom Dorrance (Américains tous les trois), ceux-ci se sont penchés sur la transmission de méthodes entièrement fondées sur l’éthologie.On distinguera donc utilement les deux acceptions du mot éthologie équine. L’une présente les résultats des observations et expérimentations scientifiques sur le comportement du cheval. La seconde regroupe un ensemble de pratiques de dressage plus ou moins inspirées des théories et résultats de la précédente.Le dressage d’un cheval peut être effectué selon des pratiques inspirées de l’éthologie. L’étude de la gestuelle, des mouvements d’oreilles, des attitudes de la tête permet de déterminer l’humeur du cheval, ses émotions. Par exemple :

  • si un cheval couche les oreilles fortement en arrière, il est irrité ; s’il les pointe vers l’avant, il est attentif ;
  • sa bouche qui bouge de façon habile exprime elle aussi divers comportements, si ses lèvres sont souples et détendues c’est qu’il est calme, quand il sera endormi sa lèvre inférieure va pendre, au contraire si elles se crispent il voudra alors montrer qu’il est nerveux ;
  • la tête et l’encolure sont également très expressifs, l’affection sera exprimée par des gestes lents et doux alors qu’au contraire il sera irrité avec des mouvements rapides et appuyés ;
  • ses pattes peuvent frapper le sol en cas d’impatience et de colère, voire d’énervement.

Pour mieux comprendre les réactions du cheval, il faut considérer qu’il exprime et s’exprime pour les autres chevaux, ce qui évite de lui prêter, à tort, des intentions humaines. L’animal sera apaisé avec des gestes larges et détendus de votre part, par contre des gestes rapides et saccadés auront tendance à l’effrayer.La hiérarchie joue un rôle important et un rapport de dominance clair doit être établi entre le dresseur et son élève, ainsi que la mise en confiance du cheval. Celui-ci doit concentrer son attention sur le dresseur tout en restant libre d’agir à sa guise. C’est de lui-même qu’il décide de suivre l’homme et d’exécuter ses demandes, sans la moindre contrainte directe.L’éthologie remplace utilement l’idée d’une « psychologie du cheval », toujours susceptible d’être une projection anthropomorphique (« je me mets à la place du cheval »). « Vouloir donner à son cheval ce que l’on voudrait soi-même part d’un bon sentiment, mais ce n’est pas la meilleure manière de procéder si l’on souhaite vraiment le rendre heureux. De la même façon, la communication homme-cheval doit se faire autant que possible en « langage cheval » : ce n’est pas tant à l’animal d’apprendre à interpréter les réactions humaines qu’au cavalier de savoir s’adapter à son cheval.»Les deux principales utilisations du cheval sont soit d’être une monture pour un cavalier, soit d’être un animal utilisé dans des travaux de traction. Ces deux objectifs donnent lieu à une classification entre le cheval de selle et le cheval de trait.

Commerces liés aux chevaux

Il existe trois filières pour le commerce des chevaux.La première est liée au monde des courses. Les chevaux naissent dans des haras spécialisés dans la sélection. Ils peuvent être mis en vente aux enchères, vendus et placés par leur propriétaire dans des haras qui se chargeront de les entraîner et de les faire courir. Après leur carrière, ils sont destinés ou non à la reproduction en fonction des résultats. Au milieu des années 2000, la valeur en France d’un foal destiné au galop de niveau moyen était de 25 000 € et 30 000 € en moyenne, mais entre 10 000 € et20 000 € pour un trotteur. Les gains générés par les victoires aux courses peuvent être substantiels. Par exemple, le cheval appelé « Lawman » vendu yearling à un prix de 75 000 € en 2005 à rapporté 1 858 000 € à son propriétaire en 2007. Certains investisseurs créent des sociétés pour les acquérir et louent des places dans les haras pour les entraîner et les faire courir. Les meilleurs chevaux de plat se négocient à plusieurs millions d’euros.Un cheval sans pedigree peut valoir moins de 1 000 € pour ces deux filières, parfois même des chevaux jugés mauvais sont vendus aux prix de la masse de viande (150 à 500 €).La troisième filière concerne les animaux destinés au loisir, au tourisme ou aux travaux. Elle est plus traditionnelle et moins formalisée.Pour les mâles aux résultats sportifs remarquables, la semence pour l’insémination artificielle est une source de revenus non négligeable. Les chevaux des trois filières peuvent terminer leur vie aux abattoirs et être donc cédés à moins de 800 € en 2007. La vente pour cette fin est, selon certaines sources, essentielle à la pérennisation de l’activité des petits éleveurs et donc du maintien de la diversité.

Utilisation en sport et loisir

 Concours de saut d'obstaclesConcours de saut d’obstaclesDe nos jours, le cheval est généralement utilisé en équitation pour le loisir (randonnée ou balade en calèche), dans les sports équestres, dans les sports hippiques et comme animal de spectacle.Le cheval est aussi parfois apprécié comme animal de compagnie.Il existe toujours des peuples cavaliers dont toute la vie est centrée autour du cheval. C’est le cas notamment des Mongols où les enfants apprennent à monter avant de marcher.

Renouveau de l’utilisation au travail

Tout au long du XXe siècle, le cheval a été délaissé suite à la mécanisation de la société. Il a disparu du paysage des villes face à la montée de l’automobile. Ainsi, Paris hébergeait plus de 50 000 chevaux au début du siècle dernier dont environ 10 000 dédiés au transport public. De nos jours, cette ville reste une des grandes capitales européennes où la circulation à cheval est interdite sauf par dérogation. Certaines races de cheval de trait ont failli disparaître avec la fin du halage et la mécanisation de l’agriculture.Certaines utilisations traditionnelles du cheval ont toujours continué par tradition plus que pour des raisons économiques comme la surveillance de troupeaux en Camargue.En France, après avoir été délaissé en tant qu’outil de travail, le cheval est de nouveau employé dans de nombreuses tâches dans le cadre d’une société qui se veut davantage sensible à l’écologieDébardageDébardage

Débardage 
le cheval passe à des endroits difficilement accessibles au tracteur et n’endommage pas le sol. Cette activité est en développement grâce à un bon rapport rendement/coût dans certaines configurations de terrain. Exemple de lieux de débardage en France : Bois de Vincennes (Paris), Parc de La Courneuve (La CourneuveSeine-Saint-Denis), Parc de Saint-Cloud (Saint-CloudHauts-de-Seine), etc.
Hippothérapie 
hes associations utilisent le cheval comme un intermédiaire qui contribue à la thérapie de personnes souffrant d’un handicap physique ou mental ou qui sont déstructurées socialement. Les mouvements du cheval contribuent à fortifier les muscles du cavalier et ce dernier est astreint à faire preuve d’attention et de raisonnement. Le cheval est également utilisé sans être monté. La thérapie consiste alors pour le patient à entrer en contact avec un animal et à interagir avec lui.
Labour 
cette utilisation reste encore anecdotique. Exemple de lieu : vignes de Montmartre à Paris. Dans les pays peu développés économiquement, le cheval de trait est encore souvent utilisé dans l’agriculture.

 Police montée anglaisePolice montée anglaise

Police montée 
outre la traditionnelle Garde républicaine qui, outre ses missions de représentation, assure des patrouilles montées dans des massifs forestiers ou jardins, il existe un renouveau des unités montées de police ou de gardien d’espaces verts. Un agent à cheval a une capacité de déplacement accrue, bénéficie d’une vision haute et dégagée, inspire le respect et rentre plus facilement en contact avec la population par l’intermédiaire de sa monture. Exemples de police montée : Gendarmerie royale du Canada (GRDC ou GRC), police montée à La Courneuve (Seine-Saint-Denis, France), à Orléans (Loiret, France), etc.
Recherche et sauvetage montée 
le cheval est utilisé par des unités de recherche et de sauvetage aux victimes au Canada.
Ramassage des ordures 
utilisation anecdotique, mais réelle comme à Trouville (Calvados, France).


Boucherie chevaline

La viande de cheval est une viande rouge appréciée dans certains pays mais considérée comme tabou dans d’autres, dont leRoyaume-Uni et les États-Unis, et dans une moindre mesure la France. Cette aversion de l’Hippophagie provient notamment de la familiarité avec l’animal. En 2005, on a consommé 24 460 tonnes de viande chevaline en France. Il existe environ 1000 boucheries spécialisée en France.La viande de cheval a la réputation d’être saine, peu grasse (moins que le bœuf) et digeste. Du point de vue organoleptique, la viande de cheval est assez proche du bœuf. D’un goût plus subtil et plus musqué, les mêmes recettes qu’au bœuf peuvent lui être appliquées.La viande de cheval est pour sa part considérée par les musulmans comme halal.

Dans la culture


Arts et Lettres

Le cheval est très représenté en art, tant en peinture qu’en statue.La plus grande statue est celle du Cheval de Léonard.

Peinture

 Cheval effrayé d'Eugène DelacroixCheval effrayé d’Eugène DelacroixLes équidés représentés sur les peintures murales (comme ceux de la Grotte de Lascaux) par les hommes durant la préhistoire ne sont pas de cette espèce. De nombreux peintres se sont pris de passion pour le cheval. Quelques peintres fort connus ont célébré l’animal : en 1812,Théodore Géricault et son Officier chasseur à chevalEugène Delacroix et ses Chevaux arabes de battant dans une écurie en 1860Auguste Rodin et Le cheval en 1864.

Poésie

L’art poétique n’a aucunement oublié l’animal. On trouve le cheval chez Paul Verlaine, dans lesChevaux de bois (Bruxelles II ), ou Paul Fort et sa Complainte du petit cheval blanc, ouJacques Prévert et son Cheval Rouge.

Chansons

Quelques chansons, dites populaires, ont glorifié le cheval : Stewball, d’Hugues AufrayLe petit cheval de Georges Brassens,Saucisson de cheval n°1 de Boby LapointeLa Ballade Du Cheval Mallet, de Tri YannLe cheval de Jacques Brel, Demandez à mon cheval (Florent Pagny)…

Photos

Robert Doisneau appréciait beaucoup l’animal en question. Il photographia, en 1942, un cheval qui avait glissé sur le verglas et qui n’arrivait plus à se relever : Le cheval tombé.

Statue équestre

 Statue de Louis XIV au Château de VersaillesStatue de Louis XIV au Château de VersaillesL’intérêt militaire du cheval a donné un genre d’art particulier : la statue équestre, qui représente de manière hagiographique un chef d’État, un chef militaire ou un héros. De par sa nature, elle ne peut être que très difficilement réalisée en pierre, le bronze est donc nécessaire, mais même dans ce métal, sa réalisation tient de la prouesse.De manière anecdotique, il existerait une règle tacite tendant sans doute plus de la légende urbaine  et, dans les faits, peu suivie, qui permettrait de déterminer les conditions de la mort du cavalier : lorsque le cheval a deux jambes levées, son cavalier est mort au combat, tandis que lorsque seule une jambe est levée, le cavalier est mort à la suite de ses blessures au combat. Si les quatre jambes touchent terre, le héros est mort naturellement.La plus ancienne encore intacte est celle de Marc Aurèle à Rome.

Dans la littérature et les oeuvres audio-visuelles


Amérique

Trois chevaux illustrent les œuvres de fiction américaines. Les aventures de Flicka sont racontées dans les romans de Mary O’Hara : Mon amie FlickaLe Fils de Flicka et L’Herbe verte du Wyoming. Flicka est la jument de Ken et vit dans un ranch duWyoming avec son jeune maître. Un film sur Flicka est sorti en 2006. Une autre cheval de fiction américaine est Mister Ed, « le cheval qui parle », héros de série télévisée des années 1960. Enfin, Pilgrim est le cheval de la jeune Grace, 14 ans, dansL’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, le best-seller de Nicholas Evans qui donné lieu au film de Robert Redford.

Asie

La place du cheval en Asie est d’abord représentée par le signe zodiacal chinois qui lui correspond. En Inde, un des avatars deVishnou est le cheval blanc et cet animal est aussi lié aux hymnes à Indra, divinité de la guerre. Une figure mythique du cheval est le qilin, espèce de licorne asiatique.

Europe

 Don Quichotte et RossinanteDon Quichotte etRossinanteAu moyen-âge, l’image du cheval apparaît à travers la licorne, animal fantastique qui possède une longue corne sur son front. Saint Georges, martyr chrétien, est souvent représenté à cheval en train de terrasser un dragon. Il est le saint patron des chevaliers.Miguel de Cervantes a créé Rossinante, le cheval de Don Quichotte, chargeant les moulins dans Don Quichotte de la Manche.A l’époque contemporaine, on peut citer :


Dans les religions

 Mahomet lors de l'épisode du Voyage Nocturne chevauchant le cheval Bouraq et entouré d'anges, dont l'archange Gabriel, à gauche.Mahomet lors de l’épisode du Voyage Nocturne chevauchant le cheval Bouraq et entouré d’anges, dont l’archangeGabriel, à gauche.Le cheval ou son image se retrouvent dans les textes religieux, et particulièrement dans les religionsindo-européennes où il est porteur d’un symbolisme fort.

Christianisme

Dans la religion chrétienne, les cavaliers de l’Apocalypse montent chacun un des quatre chevaux apparus à l’ouverture des quatre sceaux. Ils sont mentionnés dans la Bible, dans le 6e chapitre du Livre d’Apocalypse, qui prédit qu’ils chevaucheront lors de la fin du monde. Les quatre cavaliers sont nommés « Guerre », « Famine », « Pestilence » et « Mort ».

Islam

Selon l’Islam, Allah créa le cheval à partir d’un pincée de vent et le donna au guerrier en lui déclarant :« va et, sur son dos, tu goûteras aux jouissances que je te réserve dans mon paradis. ».Kuhaylan, est considéré comme étant le premier cheval dressé dans l’histoire de l’humanité pour les Arabes. Il s’agit du cheval d’Ismaël, fils d’Abraham.Dans sa vie Mahomet a donné naissance à deux récits dans lesquels les chevaux jouent un rôle important. Ainsi, Al-Bouraq, dont le nom signifie éclair, cheval ailé à tête de femme et queue de paon, sur lequel Mahomet, guidé par l’archange Gabriel, a voyagé de nuit de La Mecque à Al-Aqsa (la mosquée lointaine) au cours du Miraj. Le prophète aurait aussi parcouru plusieurs kilomètres dans le désert avec un troupeau de juments. À l’approche d’un point d’eau, toutes se ruèrent pour aller boire. Mahommet rappela alors ses juments. Cinq seulement répondirent à son appel et revinrent vers lui malgré leur soif. De ces cinq juments descendraient les cinq lignées de chevaux arabes présentes à notre époque.

Religion indo-européenne

 Bellérophon monté sur Pégase, v. 440 av. J.-C., musée du LouvreBellérophon monté sur Pégase, v. 440 av. J.-C.musée du LouvreNombre de peuples indo-européens, tels les Germains et les Celtes33, développèrent des cultes liés au cheval et où l’on sacrifiait rituellement. Georges Dumézil dans Rituels indo-européens à Rome (1954) montre clairement comment certains vieux rituels, mal compris des Romains, trouvent leur explication dans les Brâhmana. Ainsi, le rituel romain d’October Equus, cheval sacrifié en octobre, est rapproché du rituel indien ancien appelé ashvamedha, bien mieux connu par les textes. Selon cet auteur, les mythes indo-européens sont fortement influencés par la domestication du cheval. En Allemagne du Nord, plus précisément dans la région de Basse-Saxe et de la lande de Lunebourg, on trouve encore beaucoup de maisons anciennes ornées de deux têtes de chevaux en bois : on pense qu’il s’agit là de la marque d’une tradition qui remonte aux temps où les têtes des chevaux sacrifiés étaient fixées sur les huttes pour protéger les habitants et bannir le mal. On a trouvé un cimetière en Francecontenant des tombes d’hommes et de chevaux disposés volontairement dans certaines positions.Dans la mythologie, de nombreux chevaux fantastiques sont apparus. Les deux plus connus sont Pégase, le cheval ailé, ainsi que les Centaures, créatures mi-homme mi-cheval. Les cavales de Diomède sont des juments carnivores et sauvages capturées par Héraclès. Selon la tradition, Bucéphale, cheval d’Alexandre le Grand, descendrait de l’une des juments de Diomède. Le cheval apparaît encore à travers les travaux d’Hercules lorsque ce dernier a dû nettoyer les écuries d’Augias en détournant le cours de deux fleuves.Chez les Dieux, le cheval est l’attribut de Poséidon, dieu des océans et des mers, car il a créé cet animal et a appris aux hommes à le monter.Enfin, Ulysse a fait construire le Cheval de Troie, un cheval géant en bois dans lequel il a caché des soldats pour prendre la ville de Troie.

Mythologie chinoise

Dans la tradition chinoise, le cheval représente les nomades des steppes. Il est aussi le symbole des « barbares ». Les Chinois s’en servaient pour tirer les chars mais évitaient de le monter.

Chevaux célèbres

Certains chevaux sont rentrés dans la postérité et leur nom est devenu célèbre. Certains le sont devenus parce que leur propriétaire avait une grande notoriété, tandis que d’autres ont brillé par leurs performances sportives ou de spectacle. Enfin, quelques-uns possèdent des particularités physiques.

Chevaux historiques

 Alexandre le Grand sur BucéphaleAlexandre le Grand surBucéphale


Chevaux de course

 Statue de Seabiscuit devant l'hippodrome de Santa Anita en 1942Statue de Seabiscuit devant l’hippodrome de Santa Anita en 1942

  • Bellino II, première grande star du trot français, au palmarès exceptionnel (3 Prix d’Amérique, 3 Prix de Cornulier, 3 Prix de Paris…);
  • Général du Lupin, qui, en 125 sorties, a gagné 51 épreuves et un total de 2 240 538 euros, palmarès d’autant plus remarquable que sa qualité de hongre lui interdisait toute tentative au niveau classique ;
  • Général du Pommeau, autre héros qui a disputé, lui, les plus grandes courses françaises et européennes. À Vincennes, sa plus grande victoire restera le Prix d’Amérique de l’an2000, remporté dans la réduction kilométrique de 1 min 12 s 60 centièmes ;
  • Ourasi, quadruple vainqueur du Prix d’Amérique (record);
  • Varenne, recordman du monde des gains pour un trotteur (6 035 666 €);
  • Jag de Bellouet, recordman des gains pour un trotteur français (4 223 699 €);
  • Persik, prestigieux étalon qui a gagné un nombre impressionnant de courses d’endurance et père de nombreux gagnants en raids nationaux et internationaux. Persik est mort à 32 ans le vendredi 24 août 2001 ;
  • Seabiscuit, cheval américain de course dont les victoires inattendues ont redonné l’espoir à des millions de personnes durant la Grande Dépression.


Chevaux de sport


Chevaux de spectacle et autres

  • Stormy, le zorse, mot formé de zebra et de horse et qui désigne un équidé issu du croisement d’un zèbre et d’un cheval. Stormy a été dressé grâce aux méthodes éthologiques d’Andy Booth et accepte la monte d’un cavalier ;
  • Tritonis, le plus grand pur-sang, mort en septembre 1990 à l’âge de sept ans, mesurait 1,98 m et pesait 950 kg ;
  • Zingaro, cheval de spectacle équestre de Bartabas.


Idiotisme 

De par sa proximité historique avec la vie de l’homme, le cheval a donné lieu à de nombreux idiotismes animaliers dont de nombreuses expressions sont encore utilisées couramment. On notera les exemples les plus typiques de la langue française comme « Prendre le mors au dents », « Partir du bon pied », « Prendre les rênes », « Avoir une fièvre de cheval » , « un remède de cheval », « Tire au flanc » ou « monter sur ses grands chevaux ».

Voir aussi


Bibliographie

  • (fr) Les Chevaux du monde, Atlas Nature, 2004 (ISBN 2723432203)
  • (fr) Le Cheval, comportement et caractères, Atlas Nature, 2004 (ISBN 2723440621
  • (fr) Sibylle Luise Binder, Gabriele Kärcher (trad. Karine Van Butsele), La vie fascinante des chevaux, Larousse, 2002 (ISBN 2035602890
  • (fr) Claude Gauvard, Alain de Libera, Michel Zink, Dictionnaire du Moyen Âge, Presses Universitaires de France, 2002 (ISBN 2130543391), « Cheval »
  • (fr) Encyclopédie du cheval, Aniwa Publishing, 2001 (ISBN 2747600254)

Un animal à griffe : Le chat !

octobre 25th, 2008

LE CHAT, LA CHATTE, ET LE CHÂTON !

Comment lire une taxoboxChat domestique
Felis silvestris catus
Felis silvestris catus
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infraclasse Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Felinae
Genre Felis
Espèce Felis silvestris
Sous-espèce
Felis silvestris catus(Linnaeus1758)
Crâne de chatCrâne de chat
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Le chat domestique est un mammifère carnivore de la famille des félidés.Le chat domestique (Felis silvestris catus) est très proche du chat sauvageeuropéen Felis silvestris silvestris et du chat sauvage africain (chat ganté) Felis silvestris libyca. Selon la plupart des zoologues contemporains, ces trois types de chats forment une unique espèce : Felis silvestris.On dénombre aujourd’hui environ 80 races de chats. 

Dénomination

Le mot chat vient du bas-latin cattus (chat sauvage). D’après le Littré dans son édition de 1878cattus proviendrait du verbecattare, qui signifie guetter, ce félin étant alors considéré comme un chasseur qui guette sa proie.

Termes Sens
Matou Chat mâle
Chatte Femelle
Chaton Petit
Minou, minet Petit chat, terme familier

Le terme minet, attesté dès 1560, provient de mine, nom populaire du chat en gallo-roman.Ce mot est à l’origine de l’expression dès potron-minet, qui signifie « de bon matin ». D’après Littré, il s’agirait d’une déformation de paître au minet, c’est-à-dire du moment où le chat, qui se lève tôt, va chercher son paître : sa pâture, sa nourriture… Cette explication doit sans doute à la pudeur de cet auteur du xixe siècle : selon Claude Duneton, cette expression provient de poitron-jacquetjacquet désignant un écureuil (animal matinal marchant la queue levée) et poitron désignant le postérieur. Dès potron-minet signifie donc : « à l’heure où l’on voit le derrière du chat ».Quant au « minet » ou à la « minette » qui « fait des mines », lorsque ce terme est appliqué à l’être humain, c’est un jeune homme ou une jeune fille qui s’efforce de plaire et se préoccupe beaucoup de son apparence. L’expression date des années 1960.En argot, un chat s’appelle un greffier. Deux explications s’opposent, qui peut-être n’en font qu’une : d’une part, le jeu de mot sur griffe est évident ; d’autre part, la fourrure de certains chats noirs comporte une sorte de plastron blanc sur le poitrail, et celui-ci évoque le rabat blanc que l’on voyait sur la robe noire des greffiers jusqu’au xixe siècle.

Anatomie


Squelette et muscles

 v · d · m  Formule dentaire
mâchoire supérieure
 

 

[ Dérouler ]

Légende

Comme tous les carnivores, la dernière prémolaire supérieure et la première molaire inférieure forment les carnassières. Celles-ci permettent au chat de déchirer sa nourriture, grâce à des muscles puissants fixés aux parois latérales de son crâne, et de l’avaler sans la mâcher. Griffe avec le nerf visibleGriffe avec le nerf visibleLe squelette est composé de 250 os. Les vertèbres du cou sont courtes, et la colonne vertébrale est très souple. Les vertèbres caudales prolongent la colonne, leur nombre est variable en fonction des races. La queue joue un rôle dans l’équilibre. Les pattes antérieures se terminent par cinq doigts pourvus de griffes rétractiles constituées de kératine, les pattes postérieures, plus longues que les pattes antérieures, se terminent par quatre doigts également pourvus de griffes rétractiles.Les muscles du dos sont très souples et ceux des pattes postérieures sont puissants. Ces spécificités confèrent à l’animal une grande souplesse et une détente ample lors des sauts.Du fait d’une alimentation plus diversifiée et moins riche en protéines, les intestins du chat domestique sont plus longs que chez ses ancêtres sauvages. Avec une diminution de sa taille, c’est l’adaptation la plus notable à son nouveau mode de vie. Un chat pèse entre 2,5 et 9 kg. Il mesure de 60 à 75 cm avec la queue.

Pelage

Icône de détailArticle détaillé : Chat (robes et races)Chat au pelage mi-longChat au pelage mi-longLes types de pelages sont nombreux, car très variables en fonction des races. Le pelage du chat est composé de poils longs (jarre) et portant les marques de la robe (taches par exemple). En-dessous se trouvent les poils plus courts (bourre), puis le duvet. Cette organisation permet une bonne isolation du corps. Il existe des poils longs, courts, frisés, et même crépus. Le sphynx, parfois appelé chat-nu, est une race presque dépourvue de poils : un très léger duvet recouvre le corps, ainsi que la queue.La robe d’un chat est composée d’une ou plusieurs couleurs qui forment diverses combinaisons (les motifs) appelés patrons : certains individus présentent de larges taches, d’autres des rayures ou des mouchetures, d’autres encore un pelage uni. L’alliance des différentes couleurs et des patrons donnent toutes les variations de fourrure possibles pour un chat. La couleur de la fourrure du chat peut prendre de nombreuses teintes (noir, blanc, bleu, roux…), plus ou moins diluées ou foncées. Les mâles pour des raisons génétiques ne peuvent avoir qu’une seule ou deux couleurs à la fois ; seules les femelles peuvent en comporter trois (Écaille de tortue ou calico). Un effet désigne une teinte aux reflets changeants due à la variation de clair et de foncé sur la longueur du poil (robes chinchillashadedsmoke ou cameo). La robe peut aussi avoir une pigmentation plus foncée vers les extrémités du corps (robes colourpointmink et sépia).Dans certains pays, la fourrure du chat fait l’objet, comme celle du chien, d’une demande importante dans les industries de lamode. De nombreuses associations de protection des animaux condamnent cet usage des chats.

Les sens

Prédateur crépusculaire (coucher et lever du soleil) à l’origine, le chat possède des sens très développés. Il perçoit son univers différemment des humains, et on lui a même prêté des pouvoirs surnaturels. Il existe ainsi de nombreuses légendes de chats ayant prédit des tremblements de terre ou autres catastrophes. L’explication la plus probable est que son oreille est apte à percevoir des vibrations inaudibles pour les humains.

L’ouïe

 De 60 à 80 % des chats blancs aux yeux bleus sont sourdsDe 60 à 80 % des chats blancs aux yeux bleus sont sourds  Son ouïe est particulièrement sensible dans les hautes fréquences : il perçoit des ultrasonsjusqu’à 30 000 Hz alors que l’oreille humaine est limitée à 20 000 Hz6. Son pavillon en cornet peut être orienté grâce à vingt-sept muscles, ce qui lui permet de pivoter chaque oreille indépendamment pour localiser avec précision la source d’un bruit et sa distance.La surdité des chats blancs fait aujourd’hui débat. Cette surdité serait liée à la couleur blanche (gène ”W”). Schématiquement, on peut dire que tous les chats blancs sont génétiquement sourds en général. Cette anomalie, bien que présente au niveau génétique, ne s’exprime pas systématiquement chez tous les chats. Ainsi, soit la tare reste cachée et l’oreille se développe normalement, soit la tare se manifeste et dans ce cas la dégénérescence est complète : le chat est totalement sourd de l’oreille atteinte. Sachant qu’un chat a deux oreilles et que l’anomalie n’affecte pas toujours les deux oreilles de la même manière, trois cas se présentent : la surdité est bilatérale, unilatérale ou absente.Il est en effet démontré que l’allèle W, à l’origine de la couleur « blanc dominant », est directement responsable d’une dégénérescence de l’oreille interne, occasionnant la surdité. Le chaton naît normal mais vers l’âge d’une semaine, son oreille interne, au lieu de continuer à se développer subit des altérations progressives. La dégénérescence est généralement complète à trois semaines.

La vue

 Gros plan sur l’œil d’un chatGros plan sur l’œil d’un chatYeux brillants d’un chat dans la nuitYeux brillants d’un chat dans la nuitLa vue est son sens primordial. Son champ de vision est également plus étendu que celui des humains : 187° contre 125°, ce qui reste cependant loin du record absolu du monde animal.L’intensité lumineuse influence la forme de la pupille : allongée en fente étroite en pleine lumière, elle se dilate en un cercle parfait à la pénombre. Contrairement à une idée répandue, il est incapable de voir dans le noir complet. Il est toutefois beaucoup plus performant que nous dans la pénombre. La nuit, l’aspect brillant des yeux est dû à une couche de cellules de la rétine, appeléetapetum lucidum, qui agit comme un miroir et renvoie la lumière perçue, ce qui la fait passer une seconde fois dans la rétine et multiplie ainsi par deux son acuité visuelle dans l’obscurité.En revanche, le chat ne perçoit pas les couleurs ni même les mouvements de la même façon que nous : il semblerait (cela est encore discuté) qu’il ne perçoive pas la couleur rouge et que, d’une manière générale, il distingue très mal les détails. Sa vision est granuleuse sur les images fixes alors qu’un objet en mouvement lui apparaît plus nettement (par exemple une proie en mouvement).Une particularité de l’œil du chat est qu’outre les paupières inférieure et supérieure, il est protégé par une troisième paupière, la membrane nictitante. Celle-ci se ferme à partir du bord inférieur du coin interne de l’œil vers l’extérieur. Quand elle ne se referme pas complètement, c’est souvent le signe d’un problème de santé chez le chat (troubles digestifsparasitisme le plus souvent ou entérite). Les chats peuvent avoir les yeux de différentes couleurs comme bleus, verts, jaunes, marrons…

L’odorat

Son odorat est quarante fois plus performant que celui de l’humain et a une grande importance dans la vie sociale du félin pour délimiter son territoire. Par ailleurs, c’est son odorat développé qui lui permet de détecter la nourriture avariée et empoisonnée. Il possède vingt millions de terminaux olfactifs, contre cinq millions chez les humains.

Le goût

Le sens du goût est développé chez le chat, moins que chez l’humain cependant : chez le chat, on compte près de 2 000 bourgeons gustatifs alors que l’homme en possède 9 000, soit 4,5 fois plus. Contrairement au chien, le sens gustatif du chat est localisé à l’extrémité de la langue, ce qui lui permet de goûter sans avaler. Il est sensible à l’amer, à l’acide et au salé, mais non au sucré.

Le toucher

Son sens du toucher est également bien développé. Ses vibrisses (moustaches, mais il y en a aussi aux pattes, sous le menton, les sourcils) lui indiquent la proximité d’obstacles, même dans l’obscurité totale, en lui permettant de détecter les variations depression de l’air. Celles-ci lui permettent aussi de mesurer la largeur d’un passage. Il ne faut surtout pas les couper car le chat serait déstabilisé. Les coussinets garnissant ses pattes sont très sensibles aux vibrations et sa peau est constellée de cellules tactiles extrêmement sensibles.

Autres sens


Organe de Jacobson

L’organe de Jacobson est un véritable sixième sens. Comme le chien ou le cheval, le chat est capable de goûter les odeurs à l’aide de son organe voméro-nasal. Il retrousse ses babines pour permettre aux odeurs de remonter par deux petits conduits situés derrière les incisives jusqu’à deux sacs remplis de fluide dans les cavités nasales chargées de concentrer les odeurs.

L’équilibre lors d’une chute : l’organe vestibulaire

Son organe vestibulaire est également particulièrement développé, lui conférant un sens de l’équilibre remarquable. Ceci explique l’étonnante faculté qu’ont les chats de se retourner rapidement pour retomber sur leurs pattes lors d’une chute.Si un chat fait une chute de deux mètres et plus (si tel n’est pas le cas, sa technique ne marche pas) alors qu’il est sur le dos, il peut se retourner afin d’amortir cette chute. En effet, il tourne d’abord sa tête en direction du sol, entraînant les pattes avant puis les pattes arrières. Le chat se retrouve alors le ventre en direction du sol et prend une position qui ressemble à celle d’unécureuil volant. Il ne lui reste qu’à courber le dos et dès qu’il se rapproche du sol, il rassemble ses pattes, comme s’il était sur terre. Cependant cela ne le sauve pas forcément, cela rend juste la chute moins grave. Parfois, cela ne suffit pas, et c’est la mort.

Autres données physiques

Il peut également sauter à une hauteur cinq fois supérieure à sa taille.Dans la course, sa vitesse moyenne est de 40 km/h et il met 9 secondes pour faire 100 m, mais il n’est pas un coureur de fond et il se fatigue assez vite.

Comportements

 ChatonChatonChat soumis à un autre.Chat soumis à un autre.Le chat est d’une nature très indépendante. Contrairement au chien, il se promène seul. Il se lave lui-même.La socialisation du chaton s’établit durant les premières semaines de sa vie. Pendant cette période, c’est le nombre d’humains avec lesquels il est en contact et l’attitude de sa mère avec ceux-ci qui déterminera son caractère affectueux ou distant.

Éthologie

Le chat est classé parmi les animaux territoriaux. Cela signifie que la préservation de son lieu de vie est le moteur principal de ses interactions avec les autres individus. Lorsque plusieurs chats partagent le même appartement, il n’est pas rare de les voir choisir chacun son propre« chemin » pour aller d’un lieu à un autre ; ils se partagent ainsi leur territoire. Dans un lieu« neutre » le chat devient sociable et supporte très bien la présence de ses congénères à ses côtés tel que cela a été montré par Arnaud Zafrilla : il est vraiment étonnant de voir un chat bagarreur devenir très doux.Le chat n’est pas un animal strictement solitaire : selon l’espace et les ressources disponibles, les chats forment différentes structures spatiales et sociales. Cela va des chats solitaires en milieu rural aux larges et denses groupes en milieu urbain. Il est démontré que ces différentes organisations spatiales et sociales entraînes différents systèmes d’appariement. En milieu rural, le système est polygyne, tandis qu’en milieu urbain, il est difficile pour les mâles dominants de monopoliser plusieurs femelles. À cause de leur forte cohésion, différents groupes de chats se voisinant ont tendance à devenir éloignés génétiquement et la même recherche a démontré un important déficit en hétérozygotes.

Communication

 Chat se hérissant et courbant le dosChat se hérissant et courbant le dosLes chats communiquent par les miaulements, mais aussi par l’« allotoilettage »(action de se lécher mutuellement) qui est réservé aux chats qui se connaissent et s’apprécient. Ils se lèchent pour échanger leur odeur. Quand ils s’entendent bien, les chats adultes dorment volontiers ensemble, serrés l’un contre l’autre comme lorsqu’ils étaient chatons. Un moyen de se procurer mutuellement chaleur et sécurité. En dormant ensemble, les chats échangent aussi leur odeur.

Miaulement

Le miaulement est le cri du chat. En général, le chat est d’un tempérament plutôt discret. Par contre, il peut miauler pendant des heures lorsqu’il cherche à se faire remarquer, que ce soit pour réclamer sa nourriture, ou pour demander qu’on lui ouvre une porte, par exemple. Certains chats, notamment les siamois, sont plus « bavards » que d’autres.Le chat crie souvent et fortement quand il cherche un compagnon ou une compagne. Certains disent alors qu’il « margotte », au sens figuré1.Plus rarement, le chat émet un miaulement saccadé d’intensité faible lorsqu’il voit une proie hors de portée comme un oiseau ou un insecte volant. Et parfois même en regardant une émission animalière à la télévision, par exemple. Ce miaulement est souvent accompagné de claquement des mâchoires que certains éthologues interprètent comme une simulation de l’attaque et de la mise à mort de la proie hors de portée.

Ronronnement

Icône de détailArticle détaillé : Ronronnement.Il s’agit d’un mouvement coordonné mettant en jeu la glotte, le larynx (certains chats n’ayant plus de larynx continuent cependant de ronronner), et certains muscles. Ces vibrations sonores de tout le corps se retrouvent chez la plupart des félins (et aussi chez d’autres animaux) mais leur mécanisme et leur utilité sont encore mal expliqués. Cet état, comme le sommeil, pourrait être réparateur pour l’organisme du chat.Il ronronne le plus souvent pour exprimer la dépendance ; ainsi, il dépend de sa mère à sa naissance, de l’humain ensuite quand il est malade ou quand on le caresse. Dès le début de sa vie, le chaton ronronne en tétant, et sa mère lui répond. Le ronronnement se manifeste lorsque l’animal éprouve du plaisir mais aussi de la souffrance : stressé, blessé et même en mourant, le chat peut ronronner.D’après les scientifiques, le ronronnement libérerait des endorphines (substances calmantes) et serait donc une façon d’atténuer la souffrance. Bien que les autres félins ne ronronnent plus à l’âge adulte, le chat mature continue à ronronner sous les caresses de son maître. Ceci est explicable : le chat voit en son maître une sorte de « deuxième maman ».Le ronronnement du chat constitue phonétiquement le mot « chat » en arabe ((ar)hi-rone).

Sommeil

 Chat dormant en plein jour (animation)Chat dormant en plein jour (animation)Le chat a besoin d’entre 12 et 16 heures de sommeil, mais en général il dort plus, soit en moyenne 15 à 18 heures par jour. Il reste ainsi éveillé environ 6 à 9 heures, dont une partie la nuit pour chasser.On l’utilise fréquemment dans le cadre d’expérimentations sur les cycles dusommeil.D’après des études, le chat est l’animal ayant la plus grande proportion de phases de sommeil paradoxal pendant lesquelles il rêve.Durant ces phases, l’activité électrique du cerveau, des yeux et des muscles est très importante.Pendant la phase paradoxale du sommeil, surviennent des mouvements tels que l’agitation des vibrisses, les sursauts des pattes ou de la queue, le hérissement du pelage, le battement des paupières, le changement de position…

Griffades

 Chatte griffant une branche d’arbre pour marquer son territoire.Chatte griffant une branche d’arbre pour marquer son territoire.Les griffades sont des marquages visuels et olfactifs. Ce comportement est un outil de communication.Le chat possède entre les coussinets des glandes émettrices de phéromones. Elles servent à signaler son passage aux autres chats.Les traces que les griffades laissent servent de marquage visuel, pour signifier que c’est son territoire. Si plusieurs chats cohabitent plus ou moins bien sur le même lieu, les griffades seront beaucoup plus fréquentes, pour affirmer leur statut et leur territoire.Le lieu du marquage est important pour l’animal. Les griffades ont pour objectif d’être le plus visible possible, même s’il n’y a pas d’autre chat. On les retrouvera le plus souvent dans les passages très fréquentés comme l’entrée, ou sur le canapé et les meubles des pièces à vivre.Dans un appartement, il sera donc conseillé de placer des griffoirs, des buches de bois ou des paillassons à cordes, aux endroits choisis par votre chat, (sur le sol et fixés à la verticale).Les griffades permettent au chat d’impressionner ses congénères qui l’observent. En effet, le chat s’étire de tout son long, se grandit dans l’espace afin de paraître plus intimidant et donc plus fort que les autres. Les marques laissées par ces griffades vigoureuses seront très visibles, puisqu’il souhaite montrer sa puissance.Lorsque le chat veut attirer notre attention : (Dans ce cas, ce n’est plus un marquage mais un appel).Il choisira un support bruyant pour se faire entendre afin de provoquer notre réaction. Ceci, à un but précis : soit pour obtenir de la nourriture, de l’attention, des caresses, du jeu, de l’activité… Les nuits et les journées en appartement sont bien longues pour le chat qui a un rythme de sommeil différent du nôtre, et un comportement de chasse qu’il ne peut plus pratiquer.Les griffades peuvent être aussi un geste de confort :Faire ses griffes pour le chat est aussi un signe de détente qu’il pratique en s’étirant pour se décontracter. C’est aussi de cette manière qu’il va éliminer les griffes mortes afin de laisser la place aux nouvelles, qui seront plus efficaces pour sa défense et la chasse.Malgré la domestication, le chat reste un animal avec des instincts qu’il a besoin d’exprimer. Et le marquage de son territoire en est un.Voir : Éthologie du chat.

Chasse

 ApprocheApprocheChez le chaton, on observe souvent des jeux de chasse, preuve que celle-ci est instinctive. Deux stratégies de chasse peuvent être distinguées : la stratégie mobile, où le chat se déplace et s’arrête quand son attention est attirée par une proie, et la stratégie stationnaire, où le chat, qui a trouvé une zone d’intérêt, est embusqué et attend. Tous les chats utilisent les deux types de stratégie. Les méthodes de chasse utilisées ne semblent pas spécifiques à l’espèce chassée, mais les chats peuvent néanmoins se spécialiser dans la capture d’une espèce, grâce à l’expérience qu’ils ont de cette espèce particulière. Chat ayant capturé un oiseauChat ayant capturé un oiseauLe chat a tous les atouts d’un bon chasseur, sauf un : l’endurance à la course. Sa technique de chasse met donc en avant ses facultés de camouflage conférées par sonpelage, créant un effet de surprise. Tapi contre le sol, il avance le plus près possible sans se faire repérer, observant silencieusement sa proie. Au moment qu’il juge opportun, il se jette sur sa victime pour l’immobiliser et la mordre au cou, lui brisant ainsi la moelle épinière. Chat tenant une souris dans sa gueuleChat tenant une souris dans sa gueuleMême s’ils sont friands de poissons, il est rare de voir un chat pêcheur, puisque généralement ceux-ci n’aiment guère l’eau (exception : le chat turc). Ce genre de proie étant rare et difficile d’accès, les chats profitent surtout des restes de cadavres de poisson laissé par les ours ou les loutres pour en consommer. En général, les proies les plus courantes sont de petits mammifères (rongeursinsectivores…), deslézards, de petits oiseaux, voire des insectes.Bien que ces présents soient peu appréciés de leurs destinataires, les chats offrent parfois des souris, oiseaux ou autres animaux à leurs maîtres, en les déposant devant les portes ou fenêtres de leur foyer.Les chats domestiques qui ont la possibilité de chasser depuis leur jeune âge dévorent généralement leur proie (en entier ou en partie, selon leur appétit du moment). Un trait courant de la chasse est celui du jeu : beaucoup jouent avec leur proie avant de la dévorer ou de l’offrir, vivante ou morte, à leur maitre.

Reproduction, gestation, mise bas

 Chaton âgé de 6 semaines.Chaton âgé de 6 semaines.Les chats peuvent se reproduire dès six mois. La femelle connaît de nombreuses périodes de chaleur, généralement situées du printemps à l’automne. Durant celles-ci, les chattes adoptent un comportement hyperactif et passablement désagréable pour leurs propriétaires : recherche de caresses, frottements, roulades sur le sol et miaulements stridents pour signaler leur état aux mâles alentours. Il n’est pas impossible qu’une chatte soit de nouveau fécondée deux mois et demi après avoir mis bas (parfois même avant). Les mâles, quant à eux, marquent leur territoire en émettant des jets d’urine très odorants. S’ils ont la possibilité de sortir, ils se battent souvent avec d’autres mâles, s’amaigrissent et se négligent, ce qui multiplie les risques de maladies et de contaminations en tout genre (coryzaleucoseFIV…). En considération de tous ces éléments, la stérilisation précoce est conseillée, dès lors que le maître n’envisage pas la venue d’une portée.Lorsque les mâles sont à même de pouvoir s’accoupler avec la femelle, encore faut-il que cette dernière les accepte. Lors de l’accouplement, le mâle monte sur le dos de la femelle et lui mord la peau du cou et piétine la croupe pour améliorer la pénétration. Sur la fin, la femelle a tendance à gémir et à s’énerver, car le pénis du chat possède de petites épines orientées vers l’arrière qui raclent les parois du vagin de la femelle. Cette stimulation du vagin est nécessaire pour déclencher l’ovulation chez la chatte. À chaque pénétration, la chatte émettra un nouvel ovule, ce qui explique pourquoi les chatons d’une même portée peuvent être de pères différents.Lorsque les chats vivent en groupe, il y a une synchronisation de l’œstrus entre les femelles du groupe. Ceci favorise les naissances synchronisées et permet un élevage communautaire des jeunes. L’élevage communautaire est important car en cas de disparition d’une des mères, les chatons orphelins sont élevés par les autres femelles.La gestation dure 63 à 65 jours et une portée compte en moyenne 4 chatons. À trois semaines, les mamelles de la femelle grossissent et rosissent. Puis son ventre commence à gonfler et son appétit ira en grandissant jusqu’à la mise bas. Durant la gestation, la chatte a tendance à rechercher de l’affection. Il est conseillé de caresser délicatement et fréquemment le ventre de la femelle pour habituer les petits au toucher humain. À sept semaines, elle commencera à chercher un endroit calme et convenable pour accoucher (placard, carton, …). À l’approche de la mise-bas (entre 61 et 70 jours après la conception), la chatte s’agite, et il est important que son maître soit près d’elle pour la soutenir. Après ses contractions, la chatte met bas son premier chaton (environ dans les 20 minutes), puis selon le cas, soit les autres suivront rapidement, soit ils mettront plusieurs heures pour sortir. Les chatons arrivent dans une poche, la chatte lave immédiatement ses petits à coups de langue pour stimuler leur première inspiration. Ensuite, elle mange le placenta, qui est très nutritif, et coupe le cordon ombilical. Chatte et sa portéeChatte et sa portéeLe chaton cherche tout de suite à téter, et ce, toutes les 20 minutes environ. Il est nécessaire de manipuler les petits tous les jours (mais pas plus de cinq minutes) dès la naissance, afin que ceux-ci soient acclimatés à l’homme. Chaton âgé de trois heures.Chaton âgé de trois heures.Le chaton naît aveugle (les yeux fermés) et sourd et pèse de 80 à 100 g ; lorsqu’il ouvre les yeux, après 8 jours, ils sont de couleur bleue jusqu’au changement définitif (vers deux mois). La période avant le sevrage dure trois mois, et durant tout ce temps, la mère apprendra aux chatons à se laver, se nourrir, chasser, etc.Les chats adultes ont, par instinct, le sens de l’éducation ; ils s’occupent très bien des chatons, les surveillent, passent du temps avec eux et les disciplinent au besoin. En général, ils s’arrangent pour qu’un adulte soit présent pour les surveiller lors des sorties découvertes des chatons. Chez certaines races, le mâle participe activement à l’éducation des petits.

Soins et santé

 Anatomie des organes vitaux du chatAnatomie des organes vitaux du chatLe comportement des chats domestiques peut apparaître comme capricieux, et comme chez tous les animaux, chaque individu a un comportement et un caractère qui lui est propre. C’est un animal rituel qui apprécie bien les situations récurrentes (heures fixes pour les repas par exemple). Le chat a en général tendance à affirmer son indépendance vis-à-vis des autres occupants d’un lieu, car c’est un animal avant tout territorial. Un chat n’aime pas changer d’environnement, un déménagement est donc souvent une expérience traumatisante.

Entretien

 Chatte après une séance de brossageChatte après une séance de brossageEn fonction de leurs pelages respectifs, tous les chats ne nécessitent pas le même type d’entretien.Les chats à poils longs sont ceux qui demandent le plus de soins. Lors de leur toilette, ils avalent de nombreux poils morts qui s’accumulent dans l’estomac, formant des boules de poils, appelées trichobézoards. Cela perturbe leur transit intestinal et ils sont obligés de les régurgiter afin d’éviter une occlusion intestinale. Pour éviter cela, il est nécessaire de procéder à un démêlage quotidien de leur fourrure à l’aide de brosses ou de peignes, ce qui permettra également d’éviter la formation de nœuds dans le pelage, douloureux pour l’animal. À l’occasion, il faut également éclaircir le poil en les coupant à certains endroits (comme derrière les pattes et autour de la zone anale) pour éviter qu’ils n’accrochent la saleté. Parmi les nombreuses races de chats à poils longs, certaines comme les persans sont encore plus demandeuses en termes d’entretien. En effet, à cause de leur museau aplati, ils sont souvent l’objet d’écoulements nasaux ou oculaires qui salissent leurs poils. On leur nettoie donc le museau et les yeux de manière quotidienne avec une solution spéciale.Les chats à poils courts n’ont besoin que d’un brossage hebdomadaire pour éliminer les poils morts. Certains éleveurs utilisent également en massage un gant de soie ou une peau de chamois pour lustrer le pelage de leurs animaux et leur donner ainsi plus de brillant.Les chats sans poils, comme les sphynx, ont besoin d’une attention toute particulière. En effet, leur peau produit comme tous les autres chats un liquide gras : le sébum. Or, contrairement aux autres, ce sébum n’est arrêté par aucun poil. C’est pourquoi les sphynx se salissent très vite, car la poussière se colle littéralement à leur peau. Ce sont donc les seuls chats à devoir prendre des bains, en général deux ou trois fois par mois.Les autres chats n’ont pas besoin de bains. Ils consacrent une grande partie de leur temps à se toiletter en se léchant sur l’ensemble du corps. Leur langue râpeuse leur permet d’enlever la plupart de leurs poils morts et de lisser leurs fourrures. Lasalive qu’ils produisent est quant à elle un puissant agent anti-bactérien[réf. nécessaire]. De plus, ils redoutent souvent l’eau.Cependant, si un bain se révélait nécessaire, il conviendrait d’utiliser un shampooing adapté aux animaux, en évitant soigneusement les yeux, le nez et les oreilles, tout en veillant à bien rincer l’animal afin qu’il n’avale pas un reste de produit en faisant sa toilette par la suite. Pour le séchage, on l’enveloppe dans une grande serviette-éponge et on le sort de la salle de bains pour qu’il ne se sente plus en danger. Une fois qu’il est rassuré, on le frotte doucement en tâchant de n’oublier aucun endroit (entre les coussinets des pattes, par exemple).

Alimentation et boisson

 Chat qui bâille, découvrant ses caninesChat qui bâille, découvrant sescaninesLe chat est essentiellement carnivore et ne reniera jamais sa prédation naturelle. En effet, il a besoin de taurine, un acide aminé qu’il synthétise en quantité insuffisante et qu’il peut trouver dans la viande. La carence en taurine entraîne chez lui des troubles oculaires, cardiaques, des déficits immunitaires et des problèmes de reproduction chez les femelles.À cause de cette particularité, son régime alimentaire reste difficile à reconstituer parfaitement à l’aide d’une alimentation ménagère. L’alimentation vendue dans le commerce est donc la meilleure façon d’assurer un apport optimal en taurine, vitamines et oligo-éléments.Une alimentation basée à 100 % sur les croquettes est possible. Elles ont en outre une action détartrante qui contribue à préserver la santé bucco-dentaire de l’animal. Les aliments pour animaux vendus dans le commerce font l’objet de contrôle de qualité, toutefois certains préfèrent opter pour des aliments recommandés et vendus chez les vétérinaires ou dans les animaleries, réputées de qualité supérieure. On trouve désormais des aliments adaptés à l’âge (chaton, chat adulte, chat âgé), la condition physique (chat d’intérieur ou d’extérieur, castré ou non), et la race du chat. Un chat mangeant une sourisUn chat mangeant une sourisAffiche de Steinlen. Les chats réclament… mais le lait est déconseillé.Affiche de Steinlen. Les chats réclament… mais le lait est déconseillé.Une alimentation entièrement végétarienne est aussi possible, dans la mesure où la nourriture a été formulée spécialement pour les chats (incluant taurine, acide linoléique, acide arachidonique, vitamine A). De telles croquettes sont facilement disponibles par correspondance.Il est possible d’offrir occasionnellement aux chats d’autres types d’aliments, au maximum deux à trois fois par semaine, au risque de les voir se désintéresser de leur nourriture, préférant quémander auprès du maître.

  • De manière générale, il convient de ne pas leur donner de viande crue, car la cuisson permet de neutraliser l’absorption de parasites et de limiter fortement les risques detoxoplasmose.
  • Le régime boîte de thon en permanence est fortement déconseillé, car il est trop salé, même si les chats en raffolent.
  • Les os sont eux aussi à éviter : en les croquant, les chats peuvent se transpercer le palais avec des morceaux saillants.
  • Enfin, les chats apprécient souvent les aliments à base de lait, tels que les yaourts, lesfromages, les biscuits, les madeleines… ; à donner avec précaution et parcimonie, puisque le chat ne se brosse pas les dents.
  • Un comprimé de levure de bière en guise de friandise quotidienne apportera un supplément de vitamines et assurera au chat âgé de garder un beau poil brillant.

Pour la boisson, il convient de laisser en permanence à disposition du chat un bol d’eau fraîche et propre, surtout si son alimentation est à base d’éléments secs comme les croquettes. L’odeur du chlore de l’eau du robinet peut toutefois rebuter l’animal : il faudra donc la laisser décanter. Les chats préfèrent lorsque leur bol d’eau se trouve éloigné de leur nourriture. Les chats apprécient généralement le lait, mais la plupart des vétérinairesle déconseillent car beaucoup d’individus présentent une intolérance au lactose, surtout les chatons. À noter qu’il existe du lait spécifique pour chat sous forme lyophilisée.Les boissons sucrées ou alcoolisées sont potentiellement très dangereuses, et donc à exclure absolument.

Rejets

 Promenade au jardinPromenade au jardinLes chats, dans la nature, choisissent un coin de terre meuble pour y faire leurs besoins naturels. Ils les recouvrent ensuite de terre, en grattant cette dernière avec leurs pattes avant. Cette technique leur permettait à l’état sauvage de ne pas faire repérer leurs odeurs par les prédateurs. Elle est donc quasiment instinctive, et est inculquée très tôt par la mère aux chatons. Si l’animal est sédentaire, il ne change que rarement d’endroit, à moins que celui-ci soit saturé. Il est aussi possible d’entraîner les chats à utiliser des toilettes en quelques semaines, par étapes progressives.Il est aussi possible d’entraîner les chats à utiliser des toilettes en quelques semaines, par étapes progressives.Les chats « d’intérieur » font leurs besoins dans unelitière. Un bac plastique, garni d’un fond de papier journal et d’une fine couche de litière suffira à leur bonheur. Il convient néanmoins de l’entretenir régulièrement, sous peine de voir l’animal choisir un autre endroit plus propre à ses yeux pour y déféquer. Les chatons apprennent spontanément à aller faire leur besoins dans une litière en suivant tout simplement l’exemple de leur mère, dès l’âge de 1 mois. Cependant, il est nécessaire d’attendre l’âge de trois mois pour qu’ils soient totalement éduqués à ce sujet et sociabilisés. C’est pour cela qu’il est déconseillé d’adopter un chaton avant que ce délai ne soit écoulé. Dans le cas d’un chaton qui n’aurait pas reçu cette « éducation », il est possible de la lui apprendre. En lui faisant gratter le sable de sa litière, il se rappellera qu’il doit faire ses besoins à cet endroit.Les chats adorent l’odeur de l’eau de Javel ainsi que celle de l’huile d’olive : en mettre quelques gouttes dans le fond de la litière peut aider à les y attirer. Pour les mêmes raisons, il faut éviter de nettoyer les bêtises du chat avec de l’eau de javel, car il risque de recommencer au même endroit. Le vinaigre, ou un produit désinfectant à base d’agrumes, ou encore des tranches de boule à mites, (odeurs répulsives) sera donc plus adapté.Avec le vieillissement de l’animal, le volume d’urine peut croître à cause de fréquents problèmes bénins d’hyperthyroïdie, il est donc important d’en tenir compte dans la composition et le renouvellement de ladite litière.

Stérilisation

La stérilisation est une opération chirurgicale destinée à empêcher la reproduction de l’animal. Chez le mâle, elle est appeléecastration et consiste en l’ablation des testicules. Chez la femelle, la stérilisation est effectuée par l’ablation des ovaires(ovariectomie). C’est une intervention bénigne, dont l’animal se remet rapidement (quelques heures à quelques jours).Outre l’arrêt de la reproduction (limitation de la taille de population), la stérilisation modifie le comportement et la physiologie de l’animal. Chez le mâle, une stérilisation précoce (avant la puberté) limite le comportement territorial et diminue la tendance au marquage (urine, griffades). Il est moins indépendant et devient plus affectueux. Les chaleurs des femelles s’arrêtent. Les changements hormonaux accompagnant la stérilisation peuvent provoquer une prise de poids car les besoins énergétiques sont réduits et le chat ne se rationnant pas toujours de lui-même, elle augmente l’espérance de vie ; l’animal fugue moins, est moins bagarreur et réduit la taille de son territoire, ce qui diminue les blessures dues aux combats entre animaux, les risques d’accidentsroutiers et la contamination par des virus (PIFFIVleucosetyphus, etc.) qui peuvent également être transmis lors de l’accouplement, réflexe qu’un chat neutré n’a plus.Pour les femelles, la prise de pilules ou de piqûres contraceptives, qui bloquent le cycle de reproduction et fait disparaître les chaleurs, sont parfois utilisées comme une alternative à la stérilisation chirurgicale. La pilule, qui se présente sous la forme d’un comprimé (voie orale) une fois tous les 15 jours. Les injections, quant à elles, permettent de stériliser provisoirement une femelle sur de plus longues périodes. En général, leurs effets s’étalent sur 3 mois lors de la première injection, puis sur 5 mois si l’on poursuit régulièrement le même traitement. Étant incompatibles avec un état de gestation, elles doivent être administrées de préférence en dehors des périodes de chaleurs, sous peine de risques d’infections. Ces méthodes de stérilisation sont soupçonnées d’avoir des effets secondaires comportementaux et cancérigènes.

Dégriffage

 Les griffes permettent l’escaladeLes griffes permettent l’escaladeLes griffes sont bien pratiques pour maintenir le chat dans une situation périlleuse.Les griffes sont bien pratiques pour maintenir le chat dans une situation périlleuse.La pousse des griffes du chat est continue, et compense leur usure naturelle. Le chat peut ajuster la longueur et aiguiser ses griffes en les frottant contre une surface rugueuse : il« fait ses griffes ». Ce comportement est susceptible de dégrader l’intérieur des habitations, et peut être réduit par le dégriffage de l’animal.Cette opération chirurgicale, l’onyxectomie, se fait sous anesthésie générale et consiste en l’ablation totale de la griffe et l’amputation de la troisième phalange sur laquelle celle-ci est insérée. Le plus souvent, elle n’est réalisée que sur les pattes antérieures. Le temps de convalescence est long (plus de 10 jours) et on recommande 2 jours de bandage au minimum. Certains chats changent de caractères. C’est un processus douloureux pour le chat qui peut en ressortir changé… et certains chats ne regagneront jamais leurs complètes capacités après l’onyxectomie, tous deviennent « amputés ».La plupart des associations de défense des animaux condamnent cette opération, considérée comme cruelle. L’animal privé de ses griffes, incapable de se défendre ou de grimper aux arbres, devient également plus vulnérable puisqu’il ne peut échapper à ses prédateurs. L’ablation des griffes est couramment pratiquée aux États-Unis et au Canada. Cette opération est en revanche interdite dans 29 pays, principalement européens19.À part l’onyxectomie, d’autres types d’opérations existent. Par exemple, la brûlure des nerfs des griffes par un laser ; empèchant ainsi la repousse. Par ailleurs, les vétérinaires du Québec ont aussi commencés à recommander un autre type d’opération : la tendinectomie. Elle consiste à couper le tendon de la griffe. Le chat n’est donc plus capable de sortir la griffe. À la différence des interventions précédentes, les bandages ne sont pas essentiels. De plus, le chat pourra marcher sans aucune douleur, 24 heures après l’intervention.Par contre, vu que l’usure des griffes n’est plus possible, celles-ci devront être taillées régulièrement. Cette opération requiert donc du propriétaire qu’il taille les griffes du chats, de la même manière que le propriétaire coupe ses propres ongles. Le temps de convalescence requis de cette opération, plus court, est de 24h. C’est une opération moins invasive et moins invalidante pour le chat.

Maladies

Icône de détailArticle détaillé : Liste des maladies des félins.Les maladies propres au chat sont courantes chez les individus vivant à l’extérieur. Le risque qu’ils les contractent peut être minimisé de manière très importante en procédant à leur vaccination, à leur stérilisation et en restreignant leurs accès à l’extérieur.


Parasites

Les puces sont des parasites universels et tous les chats en attrapent un jour. Elles sont fréquentes au printemps et en été. Les puces boivent le sang de leur hôte en les piquant et provoquent ainsi des démangeaisons. Un chat infesté se gratte souvent. Cela se soigne à l’aide d’insecticides en mousse, en poudre ou en vaporisateur. Il existe aussi des collier anti-puces.

Obligations légales

  • En Europe : Comme tous les carnivores domestiques de compagnie le chat doit posséder un passeport européen pour voyager et pour cela être vacciné, examiné et identifié. Les animaux de compagnie, et notamment les chats, ne peuvent être vendus à des mineurs de moins de 16 ans, sauf avec l’accord exprès du responsable parental.
  • En France, lors de la vente d’un chat domestique :
    • l’animal doit être âgé d’au moins 8 semaines (les éleveurs préconisent d’attendre l’âge de 3 mois pour une meilleure socialisation),
    • identification de l’animal par tatouage ou transpondeur (puce électronique), obligatoire même en cas de don,
    • si l’animal est un chat de race, il doit posséder ou avoir fait l’objet d’une demande de pedigree,
    • contrat de vente ou facture pour les professionnels,
    • fiche de conseils d’élevage.
  • En Belgique, lors de la vente d’un chat domestique :
    • l’animal doit être âgé d’au moins 8 semaines (les éleveurs et diverses associations félines conseillent également d’attendre l’âge de trois mois)
    • si l’animal est un chat de race, il doit posséder ou avoir fait l’objet d’une demande de pedigree,
    • contrat de vente avec garanties pour les chats de race,
    • obligation de vacciner contre la rage au sud du sillon Sambre et Meuse.
  • En Suisse, lors de la vente d’un chat domestique :
    • identification de l’animal par tatouage ou transpondeur (puce électronique), obligatoire même en cas de don,
    • si l’animal est un chat de race, il doit posséder ou avoir fait l’objet d’une demande de pedigree.

Il est recommandé que le chat soit également vacciné contre le typhus (panleucopénie), le coryza (viroses respiratoires) et laleucose, et qu’il ait été régulièrement vermifugé depuis l’âge de 3-4 semaines.

Le chat et l’homme


Histoire

 Chats suggérés par les 53 stations du TokaidoEstampe sur bois par Utagawa KuniyoshiChats suggérés par les 53 stations du TokaidoEstampe sur bois par Utagawa KuniyoshiJusqu’en 2001, on pensait que les chats avaient été domestiqués par lesÉgyptiens pendant l’Antiquité, mais la découverte des restes d’un chat aux côtés de ceux d’un humain dans une sépulture à Chypre repousse le début de cette relation au VIIe millénaire av. J.-C. La cohabitation des chats et des hommes est probablement arrivée avec le début de l’agriculture : le stockage du grain a attiré les souris et les rats, qui ont attiré les chats, leurs prédateurs naturels.Selon Carlos Driscoll, de l’Institut national du cancer (à Frederick, aux États-Unis), qui a comparé l’ADN d’à peu près mille chats domestiques et cinq espèces sauvages, l’ancêtre du chat domestique viendrait du Proche-Orient. C’est dans ce croissant fertile que félins et hommes auraient noué contact par intérêt commun, l’éradication des rats dans l’agriculture naissante étant échangée contre une pitance garantie.Les Égyptiens de l’Antiquité divinisèrent le chat sous les traits de la déesse protectrice Bastet, symbole de la fécondité et de l’amour maternel, dont le culte se situait principalement dans la ville de Bubastis. Les archéologues ont découvert de très nombreuses momies de chats qui montrent à quel point les Égyptiens les vénéraient ; on peut voir ces momies, entre autres, àParis (musée du Louvre), à Londres (British Museum) ou au Caire (Musée égyptien du Caire). Toutefois, il semblerait que cette civilisation ait également pratiqué le sacrifice rituel du chat (voir : le chat dans l’Égypte antique). Une mosaïque de PompéiUne mosaïque de PompéiEn guise d’animaux de compagnie, la Grèce antique ne connaît longtemps que lesmustélidésfuret et belette. Plus tard, le chat sera importé d’Égypte et s’arrogera une place auprès des Grecs, d’abord sous le nom de ailouros (« qui remue la queue »), puis à partir du iie siècle av. J.-C.katoikidios (« domestique »).Les Romains, en revanche, vouaient une passion au chat : d’abord réservé aux classes aisées, l’usage de posséder un chat se répandit dans tout l’Empire et dans toutes les couches de la population, assurant la dispersion de l’animal dans toute l’Europe.En principe, l’image du chat est positive dans l’islam en raison de l’affection qu’éprouvait Mahomet envers ce félin. Plusieurs hadiths décrivent les attentions qu’il témoignait à son chat, nommé « Muezza ».À l’inverse, le chat fut satanisé dans l’Europe chrétienne durant la majeure partie du Moyen Âge et de la Renaissance. Persécuté, torturé, massacré, il faillit disparaître d’Europe au xive siècle, ce qui eut un résultat logique : ne trouvant plus leur prédateur naturel pour les combattre, les rats se mirent à proliférer et causèrent la Grande Peste de 1346-1352, qui tua 25 millions de personnes, soit le tiers de la population occidentale à l’époque. La déesse nordique Freyja dans son char tiré par ses chats, Nils Blommér 1852.La déesse nordique Freyja dans son char tiré par ses chats, Nils Blommér 1852.Dans la symbolique médiévale, le chat était associé à la malchance et au mal, d’autant plus quand il était noir, ainsi qu’à la sournoiserie et à la féminité. C’était l’animal du diable et dessorcières. On lui attribuait des pouvoirs surnaturels, dont la faculté de posséder neuf vies. L’origine de cette méfiance réside dans le fait que le chat est un prédateur crépusculaire d’une souplesse toute féline, qui peut surprendre par sa vivacité.Une première tentative de réhabilitation fut la célèbre Histoire des Chats : dissertation sur la prééminence des chats dans la société, sur les autres animaux d’Égypte, sur les distinctions et privilèges dont ils ont joui personnellement (1727) de François-Augustin de Paradis de Moncrif. L’auteur y prend la défense du chat à travers des références historiques, notamment à l’ancienne Égypte, qui se veulent érudites et constituent en réalité un pastiche de la pédanterie. Un certain nombre de lecteurs et de critiques ne discernèrent pas l’intention satirique et l’ouvrage, obscur et maniéré, fut très violemment attaqué.Malgré de nobles exceptions comme les chartreux de Richelieu ou le persan blanc de Louis XV, le chat ne connut son véritable retour en grâce qu’à la faveur du romantisme : il devint l’animal romantique par excellence, mystérieux et indépendant. Toujours au xixe siècle, il se retrouva également symbole du mouvement anarchiste, à travers son image poétique, autonome et gracieuse. Le xxe siècle, quant à lui, a gardé cette vision romantique tout en s’intéressant au chat d’une manière plus scientifique.

Les chats et la Chine

D’après des enquêteurs de PETA-Allemagne, plus de 8 000 animaux dont les chats, seraient entassés dans des cages minuscules dans lesquels règneraient un climat de peur et de folie (batailles entre chats suite au stress de l’enfermement). Lors du transport, les enquêteurs auraient remarqué que certains chats portaient encore autour du coup des colliers et que donc, ils auraient été enlevés à des familles. Les chats seraient plus ou moins une vingtaine dans une petite cage sans la possibilité de pouvoir s’hydrater ou de combler leur faim. Ces chats seraient principalement utilisés pour leur fourrure, ils seraient tout d’abord assommés à coup de gourdin, pendus, saignés à mort et étranglés avec des fils de fers… Lorsqu’ils auraient été transformés en décorations, manteaux ou blousons, ces articles seraient importés aux principaux acheteurs (Europe dont la France, Canada, USA, etc.). Ces articles ne possèderaient que des étiquettes avec des mentions erronées et ne précisant pas qu’il s’agit de fourrure de chat.

Chats célèbres

Icône de détailArticle détaillé : Liste des chats célèbres.

  • Hodge, chat de Samuel Johnson (1709-1784), qui a désormais sa statue devant l’ancien domicile de son maître, au 17, Gough Square, à Londres. Cette statue fut inaugurée en 1997 par le lord-maire en personne.
  • Orangey, chat acteur au pelage orange qui joua dans une dizaine de films au cours des années 1950-1960, parmi lesquelsRhubarb, où il interprétait le rôle-titre, et surtout Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany’s), de Blake Edwards, d’après un roman de Truman Capote, où sa prestation au côté d’Audrey Hepburn lui valut un Patsy Award, équivalent animalier d’un Oscar.
  • Humphrey, le dernier chat employé au 10 Downing Street.
  • Oscar, chat qui semble détecter l’imminence de la mort des patients dans un hôpital américain.
  • Cinnamon, un chat abyssin âgé de 4 ans et de couleur safran dont on a séquencé le génome et identifié 20285 gènes en 2007. Cette chatte, qui appartient au professeur Kristina Narfstrom, vit actuellement dans une colonie de chats à l’université américaine de Missouri-Columbia24.


Superstitions

 Chat officiel sur un bâtiment de guerre de la Royal Navy britannique (1942), totalisant 30 000 milles marins à son actifChat officiel sur un bâtiment de guerre de la Royal Navy britannique (1942), totalisant 30 000 milles marins à son actifEn France, le noir et le rouge représentent les couleurs du diable ; aussi les chats noirs sont-ils souvent rejetés, même encore aujourd’hui, de peur qu’ils n’attirent le malheur. Au contraire, en Angleterre, ils portent bonheur : on dit qu’ils amèneront un fiancé à la jeune fille de la maison.[réf. nécessaire] En France, le mariage sera heureux si un chat éternue près de la jeune épouse au matin de ses noces. Et, en Provence et en Italie, si le chat de la maison vient à disparaître, quelqu’un risque de mourir dans la famille.  Selon une légende, le chat noir qui portait bonheur à Charles Ier d’Angleterre aurait mystérieusement disparu la veille de l’arrestation de ce roi. Selon une légende inverse,Napoléon aurait croisé un chat noir au matin de la bataille de Waterloo, ce qui expliquerait tout : le félin aurait porté chance aux Anglais.L’idée que le chat noir porte bonheur a longtemps incité les Britanniques à littéralement« enrôler » des chats de cette couleur à bord de leurs navires de guerre ou de commerce, surtout du xviiie au xxe siècle : au minimum, un chat noir par bateau. On en trouve la trace dans les registres de bord datant de cette époque, avec des mentions telles que « Tomcat, marin », par exemple, parmi la liste des membres de l’équipage.[réf. nécessaire] Toutefois, ce rôle de mascotte restait indissociable de l’activité propre au chat, c’est-à-dire la destruction des rats et des souris qui menaçaient de dévorer les provisions. C’est pourquoi la célèbre compagnie Lloyds de Londres n’acceptait d’assurer les navires qu’à condition que ceux-ci aient à leur bord un nombre précis de chats, dont au moins un noir ; ce nombre était calculé d’une façon minutieuse, en fonction du tonnage du bateau et du volume de ses provisions, et la présence de ces chats devait être stipulée en toutes lettres dans le contrat d’assurance.

Un animal de la vie commune : Le chien !

octobre 25th, 2008
Comment lire une taxoboxChien
Pinscher allemand
Pinscher allemand
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Ordre Carnivora
Famille Canidae
Genre Canis
Espèce Canis lupus
Sous-espèce
Canis lupus familiarisou Canis lupus f. familiaris(Linnaeus1758)
D’autres documents multimédiasont disponibles sur Commons
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Le Chien est un mammifère domestique de la famille des canidés, proche du loup. Autrefois regroupé dans une espèce à part entière, connue sous le nom scientifique de Canis canis ou encore Canis familiaris, son origine est en fait probablement diverse. Par défaut, les scientifiques regroupent l’ensemble des races de chiensau sein d’un groupe nommé Canis lupus familiaris, une sous-espèce de Canis lupus, à laquelle appartiennent également d’autres sous-espèces comme le loup gris. Des chiens domestiqués devenus marrons ont créé leur propre groupe homogène qui sont considérés comme autant de sous-espèces de Canis lupus, par exemple les dingos et le chien chanteur.Il existe de nombreuses races de chiens. Environ les trois quarts de celles reconnues sont très anciennes et issues de la sélection naturelle sur la morphologie, combinée à une sélection artificielle sur le comportement (exemples : Husky sibérienBerger de Brie). Le dernier quart est issu d’une sélection artificielle récente (exemples : Berger allemandGolden Retriever) ; ces dernières sont souvent les plus populaires car modelées à la convenance de l’homme. Certaines races de chiens furent créées a partir de croisements (ex: Labrador et Bouvier bernoisdonnent un ou des Labernois).C’est aussi une appellation pour plusieurs autres espèces de canidés de typeAtelocynus et Speothos, voire de rongeurs du genre Cynomys (chien de prairie).

 

DénominationDénominationLe terme chien dérive du terme latin Canis dans le même sens. La femelle du chien s’appelle la chienne et un jeune chien est appelé un chiot. Le chien glapitjappe ou aboie.

Histoire

  Un chien au début du XVIe siècle.Un chien au début du XVIesiècle.Icône de détailArticle détaillé : Domestication du chien.La domestication du chien débute probablement entre 16000 et 15000 avant J.-C. dans des groupes de chasseurs. En comparaison, le cheval sera domestiqué par des groupes nomades entre 4000 et3000 avant J.-C.Le chien aurait été simplement apprivoisé parmi d’autres animaux, tels les chacals ou les rongeurs. Mais c’est le seul maintenu en dépendance, car il aurait montré le plus d’aptitudes à une socialisation primitive. Le chien a pour ancêtre le loup mais des expériences, en cours depuis une cinquantaine d’années avec des croisements sélectifs de renards semblent donner des résultats similaires à ceux observés chez le chien (comportement particulièrement social, pédomorphisme, tempérament enfantin…).Le chien primitif serait un chien de chasse qui aidait l’homme.

  • Dans l’Antiquité, les chiens servaient aux combats (ex : Irish Wolfhound), à la production de viande et étaient aussi supports de croyances et de rites de type religieux.
  • Plus tard, sous l’Empire romain, ils étaient des animaux de compagnie, des gardiens de troupeaux et utilisés pour la chasse.
  • Au Moyen Âge, dans les campagnes et les milieux populaires, les chiens suscitent des peurs collectives et faisaient l’objet d’exterminations quotidiennes. Pour la noblesse, par contre, ce fut l’âge d’or de la vénerie.
  • À la Renaissance, la passion des hommes pour la chasse parvint à conserver une place aux chiens dans la société. La noblesse considérait le chien comme un signe de puissance et de grandeur. Ceci permit le développement de races de chiens de compagnie.
  • Au xixe siècle, la population de chiens connaît une expansion numérique. Il est devenu un animal commun.
  • Vers 1855, les anciennes races de chiens sont reconnues officiellement et leur type est homogénéisé (fixé) tandis que de nouvelles races créées par l’homme apparaissent. C’est l’apparition de la cynophilie.
  • À la Belle Époque, puis entre les deux guerres, les artistes, les écrivains, et les politiciens choisissent des animaux qui les différencient du commun tel que les tequel par leurs petite taile ou encore les caniche pour leurs poil.


Systématique

On a donné aux chiens le nom scientifique de Canis familiarus au xviiie siècle, avant le développement de la biologie évolutive. Avec le développement de celle-ci, l’étroite relation entre races domestiques et sauvages a été reconnue. À ce titre, le statut scientifique des « espèces » domestiques a été remis en cause, et beaucoup de biologistes ne les considèrent plus désormais que comme des formes domestiquées des espèces sauvages originelles.Une espèce est en effet constituée de « groupes de populations naturelles, effectivement ou potentiellement interfécondes, qui sont génétiquement isolées d’autres groupes similaires ». Or, les « espèces » domestiques se croisent avec leur espèce parente quand elles en ont l’occasion. « Vu que, du moins en ce qui concerne les races d’animaux domestiques primitives, celles-ci constitueraient, en règle générale, une entité de reproduction avec leur espèce ancestrale, si elles en avaient la possibilité, la classification d’animaux domestiques en tant qu’espèces propres n’est pas acceptable. C’est pourquoi on a essayé de les définir comme sous-espèces ».On donne alors à la nouvelle sous-espèce le nom de l’espèce d’origine, complété par le nom de sous-espèce (qui reprend la seconde partie de l’ancien nom d’espèce).

Nom commun Nom d’espèce traditionnel Nom d’espèce révisé
Chien domestique Canis familiaris Canis lupus familiaris
Bovin domestique Bos taurus Bos primigenius taurus
Chèvre domestique Capra hircus Capra aegagrus hircus

Certains biologistes sont même réticents à utiliser la notion de sous-espèces pour un groupe domestiqué. D’un point de vue évolutif, l’idée d’espèce ou de sous-espèce est en effet liée à l’idée de sélection naturelle, et non de sélection artificielle. Du fait de cette réticence, et « depuis 1960 environ, on utilise de plus en plus la désignation « forma », abrégée « f », qui exprime clairement qu’il s’agit d’une forme d’animal domestique qui peut éventuellement remonter jusqu’à diverses sous-espèces sauvages :

  • Chien domestique - Canis lupus f. familiaris
  • Bovin domestique - Bos primigenius f. taurus
  • Chèvre domestique - Capra aegagrus f. hircus »


Races et morphologies

Icône de détailArticles détaillés : Liste des races de chiens et Cynologie.L’étude des chiens et des races de chiens est appelée cynologie.La Fédération Cynologique Internationale reconnaît 335 races. C’est elle qui définit les « standards », c’est-à-dire l’ensemble des caractéristiques définissant une race.Un Parson russel terrierUn Parson russel terrierOn distingue plusieurs catégories de chiens, selon leur morphologie générale :

  • Les molossoïdes sont des chiens au museau court et à la tête plutôt ronde ; molosses, chiens de type montagne.Ils proviennent des montagnes d’Asie.
  • Les lupoïdes ont une tête « pyramidale » et des oreilles droites en général ; chiens de berger, terriers, chiens de type spitz et primitif. Ils proviennent du nord de l’Europe.
  • Les braccoïdes possèdent un museau long carré et des oreilles tombantes ; chiens de chasse sauf terriers, lévriers et primitifs.Ils proviennent du nord de l’Europe également.
  • Les graioïdes ont un corps « fin » et une tête longue ; lévriers.Ils proviennent du proche orient.

Ces catégories sont elles-mêmes divisées en dix groupes basés sur la morphologie et l’utilisation des chiens.

Caractéristiques physiques

Le squelette du chien compte environ 300 os (soit environ 80 de plus qu’un squelette humain adulte), le nombre étant variable d’une race à l’autre.Malgré sa domestication et la dépendance à l’homme qui en découle, le chien a gardé sa musculature athlétique qui en fait un animal sportif et actif. Il possède un thorax large et descendu, et des pattes qui ne reposent au sol que par leur troisième phalange. Les membres antérieurs comportent 4 doigts, les postérieurs généralement 5, le pouce pouvant manquer chez certaines races (s’il existe, il ne touche pas le sol). Les doigts se terminent par des griffes et sont soutenus par des coussinets plantaires. Le chien est donc un digitigrade.La tête du chien comporte une mâchoire puissante. La morsure d’un rottweiler a été mesuré à 149 kg/cm2, tandis qu’un berger allemand peut exercer une pression de 108 kg/cm2, et un pitbull 106 kg/cm2. La denture définitive, constituée de 42 dents, est en place vers 6 mois.Chez le chien, taille et poids sont très variables d’une race à l’autre : dans les extrêmes, le poids du chihuahua peut être de 900 g et celui du mastiff peut atteindre 140 kg.L’espérance de vie de cet animal est en moyenne de 11 ans, mais peut aller de 8 à 20 ans.Son sens de l’orientation est beaucoup plus précis que celui de l’homme. De même, son sens de l’équilibre serait légèrement plus aiguisé.La température corporelle normale du chien va de 38.5° à 38.7°C. Sa respiration normale va de 16 à 18 mouvements à la minute (le jeune 18 à 20, le vieux 14 à 16). Son pouls va de 90 à 100 pulsations à la minute (le jeune 110 à 120, le vieux 70 à 80). Il se prend à la face interne de la cuisse.

Sens

Le cerveau des chiens est d’assez petite taille, puisqu’il ne pèse, en moyenne, que les deux tiers de celui du loup. En revanche il possède des sens très développés. Chien se regardant dans une glaceChien se regardant dans une glacePetit bichon maltaisPetit bichon maltais

  • Le sens de l’odorat, 35 fois plus développé chez le chien que chez l’homme. Sa membrane olfactive mesure 130 cm² (contre 3 cm² chez l’homme). À noter que ce sens est discriminant (le chien est capable de déceler et de suivre une odeur précise parmi une multitude d’autres odeurs, même si celle-ci est en proportion infime), capacité largement utilisée par l’homme pour les recherches de drogues, explosifs, personnes disparues, etc.
  • L’ouïe est aussi un sens très précis : le chien est capable d’entendre des sons inaudibles pour l’homme (ultrasons). De plus, les oreilles du chien peuvent s’orienter vers une source sonore en pivotant grâce à de nombreux muscles. Enfin, il peut dissocier des sons et donc n’entendre que les « sons intéressants ».
  • La vision du chien est meilleure de nuit, car, même s’il distingue mal les couleurs (son spectre visuel va seulement du jaune au bleu) et les détails, il possède une surface réfléchissante derrière la rétine (le Tapetum Lucidum), qui renvoie la lumière et donne un effet d’yeux brillants dans l’obscurité. Le champ de vision du chien est d’environ 250 degrés.
  • Le toucher est en revanche peu perfectionné chez le chien. Ce dernier fera la différence entre une caresse et une correction, la chaleur et le froid, mais de façon limitée.
  • De même, le goût est peu développé puisque son rôle, relativement limité, est compensé par un odorat fin.


Psychologie du chien


Soins et santé


Jeux et sorties

La santé d’un chien dépend en grande partie de son hygiène de vie. Les chiens, en particulier les plus grands et les plus musclés (Terre-Neuve, Boxer…) et les plus vifs (Berger des Pyrénées, terriers…) ont besoin d’espace et de jeu.À défaut d’un jardin où l’animal pourrait rester autant de temps qu’il le souhaite, il est recommandé de sortir son chien au moins quatre fois par jour (une fois toutes les six heures environ, c’est-à-dire deux fois moins qu’un humain allant aux toilettes) pendant une vingtaine de minutes environ, pour lui permettre de dépenser son trop-plein d’énergie, mais aussi et surtout pour éviter les infections urinaires, dues généralement à une trop longue stagnation de l’urine dans la vessie. Si l’animal ne peut être détaché parce qu’il s’enfuit, ayez une longue laisse.Cette moyenne de quatre sorties par jour doit être augmentée en cas de risque aggravé d’infection urinaire. C’est le cas notamment pour certaines races de chiens, comme les bergers allemands (susceptibles de nombreux problèmes rénaux) ou lorsque vous donnez à votre chien des aliments non recommandés (voir alimentation).Si l’animal possède un jardin et qu’il en a l’accès quotidiennement, il faudra prévoir alors une sortie quotidienne d’une durée d’environ une heure (+ ou - selon le chien, sa race, son âge, etc…).Enfin, ayez à l’esprit, si vous laissez seul votre chien toute la journée, que le meilleur compagnon du chien reste, à défaut de l’homme, un autre chien. Attention, cependant, de n’amener un autre chien sur le territoire du vôtre qu’en ayant auparavant vérifié les réactions de votre chien à ce nouvel animal (double promenade…).Le chien est un animal social et de contact, (comme l’homme). La solitude est une grande souffrance pour lui. Il a aussi toujours besoin de rencontres avec ses congénères. Il est fréquemment en recherche de partenaires que ce soit pour le jeu, le toilettage mutuel, et la reproduction.Le marquage du territoire est un acte d’une grande importance. Le chien a besoin de flairer ses propres traces, celles de ces congénères et d’en déposer de nouvelles.Le jeu, lui aussi est primordial pour l’équilibre psychologique même chez le chien adulte, car il permet d’évacuer des tensions accumulées. 

Éducation

 Dressage d'un Berger de BeauceDressage d’un Berger de BeauceL’éducation fait aussi partie de la santé de l’animal domestique : l’autorité du propriétaire doit être établie dès que possible et la socialisation permet d’intégrer le chien au sein d’une famille avec enfants et/ou autres animaux domestiques.Comme pour tout apprentissage en éducation canine, il n’y a pas UNE méthode, sacro-sainte unique méthode qui marche à tous les coups. Nous avons à notre disposition une palette de moyens d’apprentissage : à chaque maître de trouver celle qui va lui permettre de faire comprendre à son chien ce qu’on attend de lui.De plus, bien que certaines races de chiens soient plus « calmes » que d’autres, le comportement d’un chien dépend toujours de l’éducation et de l’attention qu’il aura reçues.Il faut tout de même rester conscient qu’un animal reste un animal, avec sa part d’instinct et de prédateur.Le chien a droit à la santé et à la protection, comme tout animal domestique, ce qui implique que son maître ait des devoirs envers lui.En France, les mauvais traitements envers les animaux sont pénalisés, ainsi que leur trafic, par des peines d’amende.

Maladies et vaccinations

Les chiens de compagnie sont surveillés et référencés, afin d’assurer leur santé et leur protection. vermifugations et vaccinations font partie du suivi médical des animaux, qui possèdent papiers et carnet de santé mis à jour lors des visites chez le vétérinaire.Ces « formalités », importantes pour la santé du chien, le sont aussi lorsqu’il s’agit de le faire voyager. Les obligations varient d’un pays à l’autre, mais la rage reste en général une maladie grave pour laquelle le vaccin est requis.Les vermifuges délivrés par les vétérinaires visent à éliminer les parasites internes (vers) dont les chiens pourraient être porteurs et victimes.Chien avec une collerette l'empêchant de toucher à ses plaiesChien avec une collerette l’empêchant de toucher à ses plaiesUn chien en bonne santé possède une truffe humide, des yeux, des oreilles, et un arrière-train propres. L’haleine ne doit pas être nauséabonde et le poil doit être propre et soyeux. La température « normale » du chien oscille entre 38° et 39°C, en fonction de la race et de l’activité.Son rythme cardiaque est d’environ 90 à 120 pulsations par minute, pour environ 20 mouvements respiratoires dans ce temps.Les principales maladies infectieuses chez le chien sont la maladie de Carré, la maladie de Rubarth, la leptospirose, et la parvovirose.Ces maladies peuvent faire l’objet de vaccinations, et nécessitent une prise en charge par un vétérinaire.Le chien peut aussi souffrir d’affections telles que des problèmes digestifs, cardiaques ou urinaires.Le chien malade ne pouvant pas clairement s’exprimer, c’est au propriétaire de prêter attention aux éventuels symptômes, manifestations et comportements inhabituels de son compagnon.Si l’animal perd l’appétit et l’envie de jouer, il y a déjà matière à surveiller de près. Lorsqu’apparaissent des symptômes clairs tels que fièvre, vomissements, inflammations ou chutes de poils, le chien doit être présenté à un vétérinaire, qui saura conseiller le maître et soigner le chien.

Parasites

Le brossage, en particulier pour les chiens à poil long, permet d’éliminer les poils morts. Il permet aussi de repérer la présence éventuelle de parasites externes, tels que les tiques ou les puces.Ces derniers, responsables de démangeaisons intempestives, peuvent entraîner allergies, chutes de poils, et irritations de la peau du chien. Ils doivent donc être retirés selon les conseils d’un vétérinaire.En cas de nécessité, un shampooing adapté peut être utilisé pour laver l’animal. Les yeux et les oreilles doivent aussi être nettoyés et les pattes, vérifiées au retour des promenades ou en cas de boitements, afin d’éviter qu’un corps étranger (épine, clou…) ne cause des lésions entre les coussinets. Il faut aussi penser à vermifuger les chiens, car ceux-ci peuvent avoir des vers intestinaux. La prise de cachets ou autres permet d’éviter et de supprimer ces vers. Avant de partir en vacances ou si vous habitez dans des endroits susceptibles d’avoir plusieurs insectes et où votre chien peut attraper des tiques, des puces et autres, il faut lui appliquer le traitement adéquat. Les deux traitements doivent de préférence être prescrits par le vétérinaire.

Alimentation

Comme pour tout animal domestique, il faut veiller à mettre de l’eau à disposition, jour et nuit, et en quantité suffisante.Le chien est un carnivore à tendance omnivore ; cependant il est parfois considéré comme étant réellement omnivore, du fait de son comportement opportuniste. Un tiers environ de son alimentation devrait être constituée de viandes.Les aliments du commerce font l’objet de contrôles et sont donc adaptés aux différentes races. Toutefois, il est possible de composer soi-même un repas équilibré et adapté aux besoins d’un animal. Pour cela, il est judicieux de demander conseil à un vétérinaire.Les céréales et légumes sont pratiques car ils ont des fibres et permettent aux chiens de mieux digérer. Même si le chien peut se permettre de manger plusieurs catégories d’aliments (viandes, poissons, légumes…), certains se révèlent être de véritables dangers pour lui.Les propriétaires sont souvent tentés de donner des os à leur compagnon : il faut savoir que certains d’entre eux sont pointus ou friables (os de poulet par exemple), et peuvent causer des lésions lors de l’ingestion. Il est en revanche possible d’offrir à un chien un bel os (rotule de bœuf) sur lequel il pourra nettoyer ses dents.Aussi, des friandises peuvent être offertes en récompense à cet animal plutôt gourmand. Attention toutefois à l’embonpoint, courant chez certaines races (labradors,boxers…).Le chocolat contient de la théobromine, substance mal tolérée par les chiens : des doses faibles (deux grammes suffisent pour les plus petits), peuvent leur être mortelles.

Reproduction

 Chienne avec chiotsChienne avec chiotsLa chienne, qui n’accepte le mâle que pendant sa période d’ovulation, est en chaleur deux fois par an. Toutefois, ce rythme n’est qu’une moyenne, les chaleurs pouvant se produire selon les races entre 5 et 9 mois d’intervalle. Chez les races les plus primitives et chiens-loups, la femelle n’est en chaleurs qu’une fois par an, comme la louve.La gestation dure entre 59 et 63 jours. L’alimentation sera modifiée le deuxième mois, sur les conseils d’un spécialiste.Quelques jours avant la mise bas, qui dure en moyenne 10 heures, la femelle prépare un endroit et s’agite. Le vétérinaire doit être prévenu, afin d’être disponible en cas de complications. Lors de la mise bas, la chienne s’occupe des chiots au fur et à mesure de leur arrivée, coupant le cordon ombilical et mangeant le placenta : ceci est normal et nécessaire à la lactation.Les portées peuvent être nombreuses (suivant la race), allant de 2 à 12 chiots. Le propriétaire est responsable de chacun des chiots nés : il a le devoir de s’en occuper ou de leur trouver un foyer.Il est souvent difficile de placer chacun des nouveau-nés, c’est pourquoi la stérilisation est recommandée. Selon l’avis des experts, la stérilisation n’influence pas le comportement de l’animal, et ne le rendra pas non plus obèse. En fait, elle assurerait une baisse considérable des risques de développer certaines tumeurs (spécialement chez les femelles) et atténuera la tentation de fuguer et l’agressivité du chien.

  • Cession d’un chiot

Pour ce qui concerne la descendance de l’étalon, le possesseur de l’étalon n’a pas le droit, vis à vis du propriétaire de la lice, à des dédommagements autres que ceux prévus pour la saillie. Il n’a aucun droit de se faire remettre un chiot sauf si le propriétaire de l’étalon désire en garder un pour son propre élevage, sous condition de ne pas le vendre.Lorsque les parties se sont mises d’accord pour la remise d’un chiot en tant qu’indemnité pour la saillie, cet accord doit être formulé par écrit et avant la saillie. Dans un tel accord, les points suivants doivent être formulés et respectés :

  • Le moment du choix du chiot par le propriétaire de l’étalon.( le premier choix lui appartenant.)
  • Le moment de la remise du chiot au possesseur de l’étalon.
  • Le moment à partir duquel le droit au choix par le possesseur de l’étalon est irrévocablement passé.
  • Le règlement des frais de transport.
  • Les accords spéciaux pour le cas où la lice ne met bas que des chiots mort-nés ou qu’un seul chiot vivant ou pour le cas où le chiot choisi viendrait à décéder avant le remise


Rôle et place du chien dans la société

Leur rôle le plus général semble bien d’ être avec l’homme, étant donné être que l’homme aime bien avoir des chiens près de lui. Ceci est probablement dû à la fois à la psychologie humaine et à la psychologie canine.

Chiens d’utilité plus spécifique

 Chiot de race Gos d'Atura, chiens de berger ou de gardeChiot de race Gos d’Atura, chiens de berger ou de gardeEn dehors du cadre familial, où il aime à se dépenser, partager les jeux et les joies tout en protégeant son foyer en montant la garde, on trouve le chien dans diverses activités aux côtés de l’homme.Les chiens sont utilisés à de nombreuses tâches, qui font appel à différentes qualités, selon les besoins :

  • Depuis longtemps, les chiens de bergers surveillent les troupeaux en montagne.
  • Au XIXe siècle, des chiens, appelés chiens de charrette, étaient utilisés, notamment en France, en Belgique et aux Pays-Bas, pour tracter la petite charrette des livreurs de lait; cette pratique est aujourd’hui interdite.
  • Les chiens de races reconnues pour leur résistance et leur endurance peuvent être utilisés comme chien d’attelage, de sauvetage et d’assistance.
  • Ceux dont les capacités d’attention, d’obéissance et de flair sont appréciées aident les chasseurs (chien de chasse), les chercheurs de truffes (chien truffier), ou encore les forces de police dans la lutte anti-drogue (chien de détection) et la recherche de personnes (chiens pisteurs, comme lesbergers allemands).
  • Le chien de garde doit être à la fois agressif et obéissant.
  • Certains chiens sont dressés afin d’aider les personnes handicapées, et notamment les personnes non voyantes (chien guide d’aveugle, comme les labradors).
  • Ceux enfin suffisamment curieux, joueurs, complices avec leur maître, peuvent être chien de cirque, chien acteur de cinéma,chien de sport ou de loisirs.
  • On utilise aussi les chiens en temps de guerre, l’exemple le plus connu étant celui des chiens anti-char.
  • Aujourd’hui, l’armée française emploie un certain nombre de chiens militaires. Ils sont des aides très efficaces pour la recherche d’explosifs (des opérations ont été menées pour la recherche de mines anti-personnelles, de stupéfiants, pour la détection d’intrus dans les locaux de la défense. Du personnel hautement qualifié forme chaque année des équipescynégétiques. Le maître-chien militaire doit instaurer avec son partenaire canin une complicité résistant à toute épreuve dans les pires situations. Il doit maîtriser l’ensemble des techniques permettant de transporter le chien en montagne, comme sur mer (faire du rappel avec son chien, mais également faire des sauts en parachute avec son chien, etc). Le Berger Belge Malinois est un chien très apprécié pour son tempérament rusé, sa vivacité et sa perspicacité.
  • Les chiens, principalement des beagles, sont également utilisés pour la recherche scientifique. En France, cet usage est réglementé par le décret de 1987 : la fourniture de chiens pour les laboratoires est légale, comme l’expérimentation animale, pourtant de nombreuses associations s’insurgent contre ces pratiques. Au Canada, les conditions d’expérimentation sont notamment définies par le Conseil canadien de protection des animaux.
  • La zoothérapie fait parfois appel à des chiens pour aider à résoudre des problèmes comportementaux chez l’enfant.


Alimentation humaine

Icône de détailArticle détaillé : Cynophagie.Dans certaines civilisations, on mange de la viande de chien. Le chow-chow et les chiens nus américains (Chien nu mexicain etChien nu du Pérou), en particulier, sont des races sélectionnées spécifiquement comme source de viande.Aussi, certains pays comme la Chine sont le théâtre d’un trafic de chiens, détenus et utilisés dans des circonstances qualifiées d’inhumaines par les associations de défense des animaux, qui s’insurgent contre leurs pratiques.Le chien est utilisé dans l’alimentation sur pratiquement toute la planète sauf pour les musulmans . Il est cependant culturellement mal vu de consommer du chien en Europe et aux États-Unis ainsi qu’au Canada depuis quelques décennies. Certains États des États-Unis vont même jusqu’à interdire sa vente dans un but de consommation alimentaire.

En Europe

On trouvait en France quelques boucheries canines jusqu’à la première moitié du xixe siècle, sa viande est également consommée dans la France d’outre-mer, notamment à Tahiti pour la fête nationale française.Les Gaulois mangeaient du chien, comme l’ont démontré les excavations de tombes.De nombreux écrits du xixe siècle (Victor HugoGustave Flaubert…) décrivent des repas comportant du chien.Si en France, rien n’interdit la consommation de la viande canine, la Direction générale de la concurrence, consommation et répression des fraudes peut cependant faire fermer un établissement qui vendrait de la viande canine comme une autre viande.En Allemagne, la dernière boucherie canine a fermé dans les années 1940.

En Asie

Mangé traditionnellement en Chine (République populaire de Chine et République de Chine), CoréeVietnamPhilippinesLaos,Thaïlande, ou Myanmar, cette viande y est considérée comme un élément important de l’alimentation car elle est riche en protéines.Certains types de chiens, consommés en fondue en Chine, sont considérés comme bons pour les reins, mais sont plutôt consommés par les hommes. Ils ont des vertus excitantes proches du café.

En Afrique Sub-saharienne

Il n’y a pas de tabou sur la viande canine et il est possible d’en consommer dans certains pays.

Dans les pays musulmans

La religion musulmane interdit la consommation de viande de canidés.

Services pour les chiens

La société s’adapte à la présence des chiens au sein des familles et de villes. Ainsi, de nombreuses structures spécialisées ont vu le jour afin de répondre aux besoins des compagnons et de leurs maîtres.

  • Dressage et éducation : Des centres d’éducation permettent aux propriétaires d’obtenir des conseils auprès de spécialistes. Ces centres proposent en général des « cours » dans lesquels les chiens apprennent les ordres de base.
  • Soins : Les cabinets vétérinaires permettent un suivi médical des animaux. De plus, comme il existe des médecins de garde, il existe des vétérinaires de garde pour faire face aux urgences.
  • Toilettage : En plus des boutiques spécialisées dans le soin pour les « concours de beauté canins », certaines animaleries offrent un service de lavage et mise en beauté des animaux de compagnie.
  • Transport : Les réseaux ferroviaires et aériens proposent aussi des solutions pour que les animaux puissent suivre leurs maîtres lors de voyages ou déménagements.
  • Garderie : Outre les établissements spécialisés, le « dog-sitting », qui consiste en un placement en « famille d’accueil » pendant les déplacements des propriétaires, permet d’éviter de nombreux abandons à la veille des vacances.
  • Refuges : Trop souvent surchargés, ils sont les derniers refuges des animaux abandonnés, perdus, victimes de maltraitance, ou simplement dans l’attente d’un nouveau maître.
  • Comportementaliste : Le métier de comportementaliste permet d’analyser les interactions homme/animal et ainsi aide les propriétaires à régler les différents problèmes de comportement.


Problème des déjections canines en ville

Les problèmes liés aux déjections canines sont importants dans les villes. Par exemple, dans la ville de Paris, 200 000 chiens produisent à eux tous chaque jour 16 tonnes de déjections.Pour ceux qui auraient l’infortune de marcher dedans, non seulement elles sont nauséabondes (même si la coutume dit que marcher du pied gauche dans une crotte de chien porte bonheur), mais elles peuvent également provoquer des accidents. Il peut arriver que des personnes âgées soient grièvement blessées ou décèdent en glissant dessus.Des moto-crottes ont été créées dans les années 1990 à Paris pour ramasser les déjections canines, en plus d’espaces dédiés. De nombreuses campagnes de communication tentent d’avertir les propriétaires des problèmes provoqués par leurs chiens. De nombreuses villes ont mis en place des systèmes de distribution de sacs en plastique, nommés Toutounet, obligeant les propriétaires à ramasser les déjections de leurs animaux et punissent d’amendes ceux qui ne se plient pas à l’obligation.La France se situe tres en retard par rapport a ses voisins europeens en matiere d’education et de comportement des proprietaires de chiens vis a vis du ramassage des dejections, meme si des progres ont ete realises ces dernieres annees.

Nom des chiens en France

En France, une règle impose que tous les chiens descendant de deux parents inscrit au LOF et de ce fait titulaires du “certificat de naissance et d’inscription provisoire au LOF au titre de la descendance” qui naissent une même année portent des noms commençant par la même lettre. Cette règle a été instaurée pour mettre de l’ordre dans le « Livre des origines français » ou LOF, registre d’état civil canin depuis 1885.Durant longtemps, les propriétaires n’étaient pas contraints de déclarer rapidement leur animal et certains le faisaient même plusieurs années après la naissance. De ce fait, le fichier national était vite devenu un véritable casse-tête lors des consultations puisque les chiens n’étaient pas inscrits dans l’ordre chronologique de la date de leur naissance.En 1926, la Société centrale canine, chargée de tenir à jour le registre « LOF », met en place un premier système de lettrage pour simplifier la consultation. Tous les chiens nés une même année doivent porter dorénavant un nom dont la première lettre est celle choisie pour l’année en cours : « A » en 1926, « B » en 1927, etc (le « Z » fut exclu)). Cependant de 1948 à 1952, de nombreux propriétaires se sont insurgés contre ce système qui leur imposait les lettres « W », « X » ou « Y », car elles offraient trop peu de possibilités de noms, ce qui eut pour conséquence qu’en 1952 un chien sur quatre portait le nom de « Zorro ».Finalement, en 1973, la Société centrale canine supprima définitivement les lettres jugées difficiles « K », « Q », « W », « X » ou « Y », réduisant à vingt l’alphabet des noms canins. Cette année-là, on choisit la lettre “J”. En 2008, la France en est actuellement à la lettre D.

Nom des chiens dans les autres pays francophones

Il existe un système similaire dans les différents pays du Monde. Il s’agit d’une formalité universelle qui doit être respectée pour le chien de race, pour peu que son maître ait l’intention de l’inscrire à des concours canins officiels. Ainsi, dans les principaux pays francophones, les chiens nés en 2008 doivent posséder un nom commençant respectivement par les lettres suivantes :Belgique : la lettre HQuébec (Canada) : la lettre RSuisse : en ce qui a trait à la Suisse, le nom ne tient pas compte de l’année, mais bien de la portée dans un élevage donné. Les chiens de la première portée se voient attribuer la lettre A, ceux de la seconde portée la lettre B et ainsi de suite.

Chiens réels célèbres

Voir aussi: Liste des chiens de fiction

L’élevage de Chiens en Chine

D’après des enquêteurs de PETA-Allemagne, plus de 8000 animaux dont les chiens, seraient entassés dans des cages minuscules dans lesquels règneraient un climat de peur et de folie (batailles entre chiens suite au stress de l’enfermement). Lors du transport, les enquêteurs auraient remarqué que certains chiens porteraient encore autour du coup des colliers et que donc, ils auraient été enlevés à des familles. Les chiens seraient à plus ou moins une vingtaine dans une petite cage sans la possibilité de pouvoir s’hydrater ou de combler sa faim. Ces chiens seraient principalement utilisés pour leur fourrure, ils seraient tout d’abord assomés à coup de gourdin, pendus, saignés à mort et étranglés avec des fils de fers… Lorsqu’ils auraient été transformés en décorations, manteaux ou blousons, ces articles seraient importés aux principaux acheteurs (Europe dont la France, Canada, USA, …). Ces articles ne possèderaient que des étiquettes avec des mentions erronées et ne précisant pas qu’il s’agit de fourrure de chien.




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